Un derby reste un derby. Même si l’enjeu sportif de ce choc entre voisins était moindre, le Real Madrid ayant déjà remporté la Liga, la rivalité entre Merengues et Rojiblancos n’est plus à prouver.
Surtout que, même s’il n’y avait pas tant de choses à jouer, si ce n’est pour l’Atlético qui devait assurer sa place en Ligue des Champions, ce match était marqué par la polémique du pasillo. Et on peut le dire, il a bien ravivé les tensions entre les deux clubs.
Comme c’était à prévoir, l’Atlético n’a pas fait cette haie d’honneur pour rendre hommage aux joueurs du Real. La tradition veut pourtant que chaque équipe qui affronte un récent vainqueur d’une compétition fasse ce pasillo, comme l’ont fait les joueurs du Barça à ceux du Betis, vainqueurs de la Copa del Rey.
Si du côté des Colchoneros, on a évoqué plusieurs justifications, comme la volonté de ne pas manquer de respect à son public en saluant l’ennemi juré, ça passe mal du côté des médias pro-Real.

Les pro-Real ragent !
On parle d’ailleurs bien plus de l’attitude de l’Atlético de Madrid et de son public que du contenu du match, pour lequel Carlo Ancelotti avait d’ailleurs aligné une équipe bien remaniée.
Avant le coup d’envoi, les supporters rojiblancos avaient déployé une banderole critiquant le pouvoir du Real Madrid auprès des médias et des arbitres : « entre les médias et les hommes en jaune (les arbitres, NDLR), vous avez déjà eu 120 années de pasillo ». Il n’en fallait pas plus… « Moi, je briserais les relations avec l’Atlético. Dès demain », a souligné un Juanma Rodriguez très énervé sur le plateau d’El Chiringuito.
Son collègue Julio Pulido a aussi été tranchant sur les ondes de la Cadena SER : « je ne pensais pas que l’Atlético était aussi attentif aux médias, je pensais qu’ils étaient au-dessus de ça. Si l’Atlético dépend de ce qui se dit dans les débats et les articles, qu’il commence à parler de l’avenir de Simeone comme le font les médias. Ce qui gêne les fans (du Real Madrid, NDLR), c’est à quel point l’Atlético a été ridicule avec le pasillo ». Toujours aussi provocateur, Tomas Roncero du journal AS a lui aussi piqué l’Atlético : « nous, on est champions. Personne ne va nous l’enlever. Les fans de l’Atlético fêtent une victoire dans un match, nous on fête un titre. Certains célèbrent des petites batailles, nous, on célèbre la guerre ». Bonne ambiance à Madrid !