La date FIFA du mois de mars n’a pas vraiment profité à l’équipe nationale pour retrouver de la stabilité et des certitudes. Après une victoire laborieuse malgré le « large » score  (4 buts à 1) face à la modeste sélection de Tanzanie, les « Verts » ont été défaits par l’Iran (2/1) à Graz (Autriche).

Une rencontre marquée par l’« incident Taïder ». Ce dernier n’a pas hésité à rejoindre les vestiaires à 7 minutes de la fin de la rencontre. Une attitude pas vraiment appréciée par le staff technique. En a découlé quelques mises au point interposées par le driver Rabah Madjer et son joueur. Aussi, Ighil, l’assistant, y va de son avis.
Saphir Taïder risque fortement d’être sanctionné pour son comportement. Une fois les esprits apaisés, l’ancien sociétaire du FC Bologne (Serie A/Italie) a tenté d’expliquer les raisons l’ayant poussé à avoir cette réaction. « Je suis quelqu’un de compétiteur. Forcément, quand je ne joue pas, c’est frustrant pour moi. Physiquement, j’étais bien. Après le voyage effectué de Montréal jusqu’à Alger, j’ai pris le soin de bien récupérer. Après, je n’ai pas trop compris les propos du coach national. Le gilet GPS n’est pas un indicateur de forme physique. Maintenant, dans le foot, chacun est libre de dire ce qu’il veut», a précisé, sur les ondes de la Chaîne III, le pensionnaire du club canadien de l’Impact Montréal (MLS).
Pour rappel, lors de son passage à la télévision nationale (A3), le coach des « Fennecs », Rabah Madjer, avait tenu des propos pour le moins hallucinants pour expliquer la non-utilisation de Taïder lors des deux sorties amicales. « Je vais vous une confidence : on connaît Taïder, on l’a convoqué. Autrement dit, on ne lui a pas donné de garantie pour être titulaire. Je lui ai tendu la perche, je voulais le voir de très près sur tous les plans. On a vu le contraire de ce qu’on attendait. On l’a soumis à un test physique. On l’a soumis à des tests sans qu’il le sache avec un petit gadget qui se trouver dans le gilet. Lorsqu’on a analysé les données, on a trouvé qu’il était hors forme. C’est pour cela qu’on a préféré ne pas le faire jouer », avait raconté le champion d’Europe en 1987.

Un avenir en pointillés
Une sortie que celui qui compte 42 capes avec l’EN n’a pas vraiment appréciée disant, à demi-mot, que Madjer a menti sur son cas. Néanmoins, il souhaite que cet épisode ne déteigne pas sur son avenir avec « El-Khadra ». « Je tiens à souligner que j’ai toujours envie de revenir en sélection. Je suis Algérien, j’aime mon pays et c’est un honneur pour moi de représenter les couleurs nationales. La page de l’EN n’est pas terminée pour moi. Je suis toujours disponible pour venir », a déclaré le natif de Castres (France).
Difficile d’envisager son comeback pour le prochain stage sachant qu’une procédure disciplinaire à son encontre est prévue. « Je le redis, il n’y a pas de cas Taïder. Ce sont des choix qui ont été faits dans la composition de l’équipe et il a été informé la veille du match qu’il n’allait pas jouer. On n’a rien à cacher. On lui a bien expliqué qu’il n’allait pas jouer, sauf en cas de force majeur. Ce n’est pas pour autant qu’il y a un problème avec le joueur. C’est vrai qu’il était mécontent, mais c’est normal. On comprend cela, mais ce que je ne comprends pas, c’est qu’un joueur de ce niveau-là, un professionnel comme lui quitte le terrain à cinq minutes de la fin du match. Ça, par contre, il devra s’en expliquer», prévient l’adjoint de Madjer, Meziane Ighil, non sans préciser que « le GPS vous donne des indications sur l’entraînement que subi le joueur. Par exemple : les distances parcourues, les sprints effectués. On a une idée globale. Après, il faut que les gens sachent, y compris les joueurs que les choix du staff technique ne sont pas discutables. Nous sommes souverains dans nos décisions.»
A la croisée des chemins, le staff du « Club Algérie » et l’ex récupérateur de l’Inter Milan devraient plus se fier à l’intérêt de l’équipe nationale plutôt que de sortir un GPS susceptible de les égarer dans d’autres approximations. Que quelqu’un cède le passage et qu’on en finisse.