Par Mohamed Touileb
Pour la 33e édition de la CAN qui se tient au Cameroun du 09 janvier au 06 février, la Confédération africaine de football (CAF) a décidé d’utiliser la VAR d’emblée. Le gadget arbitral a souvent été sollicité pour accorder les penalties, confirmer des buts ou les annuler. C’est pour dire qu’il est d’une précieuse utilité.
Par ailleurs, le spectacle se fait toujours désirer. En termes de buts, de nombreux matchs ne font pas preuve de générosité. En effet, avant la 8e journée du tournoi tenue hier, 6 matchs des 20 joués ont vu les filets trembler à plus d’une reprise alors que onze se sont soldés avec le score le plus étriqués. Le jeu est souvent fermé avec une adversité la plupart du temps déséquilibrée sur le papier. À partir de là, certaines équipes sont sur le terrain pour défendre pour éviter les dégâts et les minimiser. On a eu l’illustration avec l’Algérie face aux Sierra-Léonais. L’espoir est que la donne puisse à compter du moment où les gros morceaux verront leurs chemins se croiser. L’Afrique a des attaquants d’une certaine renommée. On pense là aux Mahrez, Aboubakar, Haller, Salah outre Mané. C’est pour cela que cette avarice de buts peut, dans une certaine mesure, nous étonner. Néanmoins le VAR s’impose en un acteur à ne pas négliger.
Dans une Afrique où l’arbitrage a souvent fait jaser, cet outil ne peut qu’éviter que des sélections soient ouvertement lésées. D’ailleurs, hier, la Gambie a pu en bénéficier. Certes, la défaillance peut toujours exister. On a pu le voir lors de Tunisie – Mali avec Janny Sikazwe. Mais on ne peut pas dire que, sur cet aspect, la CAN n’essaie pas de progresser.
D’ailleurs, l’Algérien Mustapha Ghorbal est intervenu samedi depuis la cabine de l’arbitrage vidéo pour exhorter le referee d’Egypte – Guinée-Bissau à revoir sa décision d’accorder le but à Mama Baldé. Et la réalisation a été justement annulée. Ce qui a enlevé un but au tournoi mais éviter que les Egyptiens soient privés de deux précieuses unités. L’arbitraire est en train de voir l’étau se resserrer.