Dans sa quête de ressources financières pouvant renflouer ses caisses et pallier le manque d’argent causé par la régression des prix du pétrole, l’Etat algérien fait de l’épargne domestique un gisement stratégique par le potentiel qu’il offre.

Toutefois, les flux d’épargne restent faibles et les banques algériennes trouvent bien du mal à attirer l’argent qui sommeille sous les matelas des citoyens. Et lorsque ces derniers décident de déloger leurs liasses de billets, ils le font depuis quelques années pour financer un logement ou un véhicule, entre autres, mais rarement pour renflouer des caisses bancaires en besoin crucial de liquidités.
Entre-temps, peu de solutions sont proposées dans l’espoir de changer la donne, et faire de l’épargne publique une culture convertible en masse financière, susceptible de contribuer au développement économique du pays. La bureaucratie et l’absence d’initiatives innovantes, qui caractérisent notre circuit bancaire, nettement dominé par le secteur public, se font ressentir dans quasiment tous les types de transactions que pourrait opérer le citoyen avec sa banque, à l’exemple de l’acte d’épargner. Celui-ci est, bien souvent, perçu comme étant sans bénéfice aucun. Mais surtout sans intérêt susceptible de persuader, d’autant que le taux proposé aux épargnants par les banques est inférieur à celui de l’inflation. A quoi servirait donc de prêter son argent à une banque qui en tirerait de fortes dividendes sans pour autant offrir à l’épargnant la contrepartie nécessaire à payer au moins les frais d’une inflation qui n’arrête pas de grimper ?
Plus que jamais auparavant, l’innovation est devenue un impératif pour les établissements bancaires qui aspirent à améliorer leur situation en argent frais en comptant sur l’apport de l’épargne domestique. Face à la stagnation en la matière, enregistrée ces dernières années, l’offre est appelée à se diversifier avec des produits développés et adaptés à la demande. Une demande qui est loin d’être unique dans une société en mutation par ses catégories socioprofessionnelles nouvelles. Et de leur temps.