Malgré son interdiction depuis 2006, le sachet noir en plastique continue d’être utilisé par les ménages et les commerçants pour l’emballage des produits alimentaires. C’est pour cette raison que la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, a annoncé, dimanche, qu’une décision interministérielle visant l’interdiction totale de l’utilisation de sachets noirs en 2020 est en cours de préparation…
En principe, depuis le 1er janvier 2006, il est interdit de fabriquer le sachet en plastique noir et de l’utiliser. Les producteurs de ce type d’emballage, qui a fait longtemps partie du paysage algérien, s’étaient engagés, en juillet 2005, à arrêter sa fabrication et, donc sa commercialisation.
Cependant, 13 ans après, le « sachet noir » fait toujours l’actualité des unes et surtout celles des ministres qui se sont succédé à la tête du département de l’Environnement. Encore une fois, la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, a indiqué, dimanche, à partir de Aïn Defla qu’une décision interministérielle interdisant l’utilisation de sachets noirs en 2020 est en cours de préparation.
Aujourd’hui, cette initiative semble être reprise et dans la mesure où Mme Zerouati a indiqué que la décision d’interdire les sachets en plastique engage les ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, du
Commerce, de l’Industrie et de l’Environnement et des Energies renouvelables. Cette décision sera prise à l’issue d’un grand atelier auquel prendront part notamment les associations des commerçants et des artisans, a-t-elle dit, sachant que la prise de cette décision n’a pas besoin d’organiser un tel atelier.
5 milliards de sacs en plastique utilisés par an
Selon la ministre, « l’heure est venue pour que cette question soit définitivement tranchée car le sachet en plastique présente assurément un réel danger pour la santé du citoyen », faisant état de 5 milliards de sachets en plastique utilisés par an, en Algérie.
« Nonobstant leur composition, les sachets en plastique, par leur légèreté, s’envolent facilement et vont ainsi s’accrocher dans les arbres et envahir les terrains vagues, ce qui constitue une pollution visuelle », a-t-elle observé, soulignant l’existence de solutions palliatives à cet état de fait. Pour la ministre, son département s’emploie à la création d’une économie rotative respectueuse de l’environnement et de la santé des citoyens. Elle a, par ailleurs, soutenu qu’après la tenue des assises nationales sur l’économie circulaire, la nouvelle vision du ministère de l’Environnement au sujet du recyclage est basée sur une approche purement économique, mettant l’accent sur la nécessité pour les centres d’enfouissement techniques (CET) de jouer un rôle en matière de recyclage et de valorisation des déchets.
Ainsi, le constat est amer et l’on enregistre annuellement 5 milliards de sacs en plastique jetés dans les décharges, offrant ainsi, des paysages de désolation, à perte de vue. Cependant, entre le consommateur et le sachet noir, c’est une belle histoire d’amour. Ce n’est pas étonnant que certains d’entre nous vont jusqu’à le réclamer au vendeur qui, oserait leur refiler un sac d’une autre couleur, carrément jugé trop voyant et indiscret. <