Les incendies de forêts plus fréquents, la pollution sonore urbaine et les perturbations du cycle de vie au sein des systèmes naturels, constituent des problèmes environnementaux critiques, qui requièrent une plus grande attention, alerte le PNUE. La dernière édition du rapport Frontières publiée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) «identifie et propose des solutions à trois problèmes environnementaux qui méritent l’attention et l’action des gouvernements et du grand public», a déclaré la Directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen. «La pollution sonore urbaine, les incendies de forêt et les changements phénologiques, les trois thématiques de cette édition du rapport Frontières, sont des questions qui mettent en évidence le besoin urgent de s’attaquer à la triple crise planétaire du changement climatique, de la pollution et de la perte de biodiversité», a précisé Mme Andersen. Intitulée Bruit, flammes et décalages : questions émergentes d’ordre environnemental, cette dernière édition du rapport Frontières a été publiée à l’approche de la reprise des travaux de la cinquième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement. Selon le rapport du PNUE, les bruits indésirables, prolongés et de niveau élevé émis par la circulation routière, les chemins de fer ou les activités de loisirs nuisent à la santé et au bien-être des personnes. Il avertit que la pollution sonore est à l’origine de 12.000 décès prématurés chaque année dans l’Union Européenne et touche un citoyen européen sur cinq, alors que les niveaux sonores acceptables ont été dépassés dans de nombreuses villes du monde. La première édition du rapport Frontières avait alerté en 2016 sur le risque croissant de zoonoses, plus de trois ans avant l’apparition de la pandémie de Covid-19.