Quelque 46 textes réglementaires, relatifs à la gestion des déchets, aux établissements classés, aux bureaux d’étude, à la biodiversité, aux aires protégées ainsi qu’aux espaces verts, ont été promulgués en 2018, a fait savoir jeudi la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatima Zohra Zerouati, à l’ouverture d’une rencontre nationale des cadres du ministère, des directeurs et inspecteurs de wilaya relevant du secteur de l’environnement, placée sous le thème « Evaluation de la performance et amélioration des services publics de l’environnement et des énergies renouvelables ». Ces textes s’inscrivent dans le souci « d’actualiser et d’élaborer de nouveaux textes juridiques et réglementaires à l’effet de développer le secteur de l’environnement », a souligné Mme Zerouati. Pour l’année 2019, la ministre a annoncé un programme axé essentiellement sur la création et l’organisation de filières de l’économie circulaire, de la valorisation des énergies renouvelables, outre la classification et l’aménagement des aires protégées. Dans ce sens, elle a cité l’opération « Vague bleue », qui sera lancée à travers les 14 wilayas côtières à partir du mois de mars prochain. Il s’agira d’une campagne de nettoyage des plages algériennes, a-t-elle expliqué. L’année en cours verra aussi le lancement d’un projet de gestion intégrée des déchets dans la wilaya de Constantine, en plus de l’entame d’une étude sur la valeur économique des écosystèmes et le renforcement du système de lutte contre la pollution de la mer à travers le dispositif « Tel Bahr » devant être renforcé par des sessions de formation et doté de différents moyens et équipements nécessaires. La première responsable du secteur a, en outre, annoncé des actions de valorisation et d’aménagement des zones frontalières mettant en exergue, à ce propos, l’importance de la redynamisation du projet « Parc de l’amitié » entre l’Algérie et la Tunisie. A propos de la rencontre de jeudi, Fatima Zohra Zerouati a souligné qu’elle intervenait « dans un contexte de nouveaux défis, complètement différents des précédents », soutenant qu’il était
« impératif de faire évoluer l’environnement de l’approche de protection à celle de la valorisation économique ». « Cette réunion est une importante halte d’évaluation et un atelier pour exposer les résultats et définir les perspectives à même de booster les mécanismes de mise en œuvre prévus, comme les stratégies nationales et les plans d’action arrêtés dans les différents créneaux du secteur de l’environnement », a-t-elle conclu.<