La préservation de l’environnement et la lutte contre toute forme de pollution sont  intimement liées à la culture environnementale et écologique. Cependant, malgré les campagnes de sensibilisation menées par les différentes structures concernées par la protection de l’environnement, des familles et des individus continuent de bafouer les règles de protection de l’environnement. Quand l’incivisme vient s’ajouter à la négligence et l’inattention de son entourage, les conséquences sont désastreuses. Suite à quoi, « des instructions ont été données à l’ensemble des walis de veiller à la propreté de l’environnement et de mettre en place tous les moyens nécessaires à cet effet », selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. 

Lors de la séance plénière du Conseil de la nation, jeudi dernier, en réponse à un sénateur qui l’a interpellé sur les mesures prises pour l’élimination des ordures et des résidus des matériaux de construction dans les rues de la wilaya de Béchar, Noureddine Bedoui a, en effet, appelé les walis à «introduire dans leur plan d’action un calendrier pour l’éradication de tous les points noirs responsables de la détérioration de l’environnement», à «ne tolérer aucun comportement non civilisé» et à «appliquer les dispositions juridiques en verbalisant les infractions liées à la pollution de l’environnement». Le ministre de l’Intérieur a précisé qu’il existe «1 257 plans nationaux de gestion des déchets soit un taux de couverture de 81,57 % », soulignant que dans le cadre de l’éradication des décharges anarchiques et la généralisation progressive des techniques d’enfouissement, les pouvoirs publics ont recensé 122 centres d’enfouissement dont 60 décharges ont été réalisées et 15 sont en cours de finalisation. Il a ajouté que 140 décharges sous contrôle ont été créées ainsi que 47 entreprises pour la gestion de ces centres avec un soutien financier assuré durant les trois premières années de leur activité.
Concernant l’enlèvement des déchets et des résidus des matériaux de construction dans les places publiques et sur les routes, M. Bedoui a indiqué avoir donné une instruction dans ce sens, le 27 mars dernier. Il a rappelé qu’un «cadre supérieur a été désigné pour veiller à l’application ferme de cette instruction». Toujours s’agissant de la question environnementale, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali a affirmé, quant à lui, que des mesures coercitives seront prochainement prises pour faire face à la production et au commerce illégal des sacs plastiques «due à une importation excessive de matériels de production de ces sacs au vu de leur prix dérisoire». « Cette situation ne pouvait plus durer », a-t-il insisté.
M. Ouali a estimé, dans ce sens, que les efforts consentis ne pourraient être «fructueux» qu’à travers l’intensification de la sensibilisation du citoyen et la consécration de «la politique de citoyenneté» en matière d’environnement.
En 2014, un arrêté interministériel (ministères de l’Industrie, du Commerce et de l’Environnement) portant adoption du règlement technique fixant les caractéristiques techniques des sacs plastiques à bretelles a été promulgué et une convention signée entre le ministère de l’Environnement et l’Association des producteurs des sacs plastiques pour l’application effective des mesures relatives à la production des sacs en plastique destinés à être mis au contact des denrées alimentaires. Des commissions de wilaya ont été dès lors créées pour veiller à l’application de cette convention au niveau des unités de production des sacs en plastique et des commerçants au détail de produits alimentaires. L’opération a permis la saisie de près de 7 100 tonnes de sacs en plastique noir non conformes aux normes.
M. A. M.