Le nombre de ressortissants étrangers exerçant en Algérie s’élève à  90 000, a révélé, jeudi dernier à Alger, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Mourad Zemali s’exprimait lors d’un point de presse en marge de la cérémonie de clôture du « Programme de Coopération Sud-Sud» pour les pays d’Afrique dans les domaines du dialogue social et de la sécurité sociale.

Il a indiqué que ces ressortissants sont, en majorité, des Chinois qui exercent notamment dans le secteur du bâtiment, suivis des Turcs, des Egyptiens et d’autres nationalités moins importantes en termes de présence sur le marché algérien du travail. Interrogé sur le travail informel des étrangers, il a relevé la « difficulté de le cerner », faisant savoir que l’administration algérienne « essaye de gérer ce dossier très sensible qui a une dimension humanitaire ». Néanmoins, a-t-il poursuivi, « des sanctions et des poursuites judiciaires » sont appliquées à l’encontre des employeurs qui utilisent la main-d’œuvre étrangère sans la déclarer, affirmant que de « nombreuses infractions ont été signalées à l’Inspection du travail ».