Le gardien de la JS Kabylie, Malek Asselah, est pour beaucoup dans le parcours de son équipe dans la Coupe d’Algérie. Preuve à l’appui, ses filets n’ont tremblé qu’une seule fois en 5 matchs dans la compétition. Le dernier rempart des « Canaris », joint par nos soins, nous a parlé de cette finale, la troisième de sa carrière, qui l’attend avec ses compères demain face à l’USM Bel-Abbès.

Reporters : La JS Kabylie est en finale de Coupe d’Algérie. On devine que ça n’a pas été facile pour en arriver là avec tous les problèmes qu’a connus l’équipe depuis le début de cette saison. Quel a été le match charnière selon vous ?
Malek Asselah : C’est vrai qu’on a traversé beaucoup d’épreuves pour être là aujourd’hui. Pour être sincère, tous les matchs étaient importants pour nous. Depuis cette première rencontre face au CR Oued Rhiou à cette demi-finale contre le MC Alger. Mais il faut reconnaître que jouer l’USM Blida et le MC Alger, tous les deux pensionnaires de l’élite, étaient les tests les plus compliqués qu’on a eus. Dans ce genre de compétition, on ne choisit pas les matchs. Couperet oblige, la concentration doit être optimale quelle que soit l’équipe en face.

Cette saison, il y a eu une JS Kabylie a deux visages. Celle d’avant la venue de Youcef Bouzidi et celle d’après. C’est le même effectif, mais force est de reconnaître que le visage de l‘équipe a complètement changé ces dernières semaines…

En effet. La méthode de travail de coach Bouzidi plaît à l’ensemble de l’effectif. Depuis qu’il a pris les rênes de la barre technique, beaucoup de choses ont changé. Je dirai plus que c’est la confiance mutuelle entre les joueurs et le staff qui a provoqué le déclic.
L’entraîneur nous a promis de faire changer les choses et il l’a fait. On ne pouvait que le lui rendre en se donnant au maximum quand on est sur le terrain. Donc oui, sa venue nous a sublimés. Les résultats qu’on a réalisés depuis qu’il est là l’illustrent et j’espère que cela se confirmera mardi (demain NDLR) contre l’USM Bel-Abbès.

À titre personnel, vous avez déjà eu l’honneur de disputer deux finales de Coupe d’Algérie. Vous en avez gagné une contre l’USM El-Harrach en 2011 et perdu celle de 2014 contre le MC Alger. Comment aborder celle face aux Bel-Abbessiens sur le plan personnel ?
Disputer une finale de Coupe d’Algérie est toujours un truc exceptionnel. Il y a de grands joueurs qui n’ont pas eu la chance d’en jouer ne serait-ce qu’une. Moi, je la jouerai pour la 3e fois avec deux souvenirs distincts. J’ai connu la joie de la victoire en 2011 et la désillusion trois ans après.
Mais je vais dire que les finales ne se ressemblent jamais. Par conséquent, je ne commencerai pas la partie avec un état d’esprit précis. Je sais juste qu’il faut tout donner pour gagner. Après, c’est la coupe qui choisira le plus volontaire. Il y a une chose qu’il ne faudra pas oublier : dans les finales, seule la victoire compte.
Asselah est-il prêt pour une éventuelle série de tirs au but ?
Dans chaque match de coupe, en tant que gardien de but, il faut être paré à tous les scénarios. Que ce soit pour 90, 120 minutes ou les tirs au but, il faut toujours rester concentré. Après, pour tous les portiers, cette séance représente une lourde responsabilité parce que le sort de la rencontre dépend grandement de notre rendement individuel. Le plus important, c’est de gagner et c’est la prestation collective qui compte.