Le Directeur général de l’Agence nationale du développement des PME et de la promotion de l’innovation (ANDPMEPI), Hakim Toussar, a annoncé le lancement, avant fin 2021, d’un nouveau programme de modernisation des Petites et moyennes entreprises (PME) à même d’assurer leur viabilité et de développer leur capacité à utiliser les nouvelles technologies. Dans une déclaration à l’APS, M. Toussar a indiqué que ce nouveau programme sera mis en œuvre grâce à un accompagnement technique assuré par l’Agence allemande de la coopération internationale (GIZ) pour le développement en Algérie. Détaillant les objectifs de ce programme, le DG de l’ANDPMEPI a cité quatre principaux axes, en tête desquels, l’augmentation de l’efficacité des entreprises dans l’exploitation des ressources énergétiques, leur permettre d’accéder à de nouveaux marchés, et la réduction des taux d’échec de telles entreprises en faisant le diagnostic des causes, en éradiquant tous les obstacles en vue d’augmenter leurs capacités compétitives et garantir «leur pérennité». Ce programme devra aussi encourager l’entrepreneuriat, l’innovation et la recherche scientifique au sein des entreprises, poursuit le même responsable. Les porteurs de projets bénéficieront, au titre de ce programme, de sessions de formation assurées par la GIZ, selon M. Toussar qui a souligné que ce programme vise à conférer une plus grande souplesse dans le traitement avec les porteurs de projets, en vue de concrétiser leurs projets sur le terrain, dans les meilleurs délais, notamment en levant les obstacles bureaucratiques qu’avaient connus les premiers programmes de l’ANDPMEPI relatifs à la mise à niveau des PME. Selon le même responsable, ce programme sera financé à travers le Fonds de soutien à l’investissement et le Fonds de soutien à la compétitivité industrielle. S’agissant des perspectives de l’ANDPMEPI, M. Toussar a indiqué que son Agence s’employait à conclure des partenariats portant sur le soutien et l’accompagnement d’associations professionnelles dans l’objectif de d’atteindre le plus d’entreprises. Dans le même sillage, il a rappelé l’existence d’un arrêté interministériel entre les ministères de l’Industrie, du Commerce, des Finances et du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, qui définit les mécanismes de collecte d’informations, en ce sens que chaque instance en rapport avec la PME, à l’instar de la Caisse nationale des assurances, du Centre national du registre de commerce (CNRC) et l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade), est chargée de fournir à l’agence des informations sur ces entreprises afin d’alimenter la plate-forme numérique. Selon Toussar, l’Agence a accompagné, depuis le début de cette année jusqu’au 30 septembre, 454 entreprises ayant bénéficié d’un soutien dans la réalisation de leurs projets, contre 321 autres accompagnées en 2020. Il fait état, dans le même cadre, de 70 PME en difficulté ayant bénéficié d’incubation et d’hébergement auprès de l’agence (location de locaux relevant de l’agence à des prix symboliques de 6.000 DA/mois, équipés de tous les moyens). S’agissant des pépinières mises à la disposition des nouvelles entreprises, M. Toussar a précisé que le nombre de sessions de formation organisées à l’effet d’élever le niveau des jeunes innovants, avait atteint 135 depuis le début de l’année. Pour ce qui est des porteurs d’idées innovantes, accueillis et orientés par l’agence, le responsable a indiqué que leur nombre s’était élevé à 2861 au cours de la même période.(APS)