² L’utilisation des normes par les entreprises économiques contribue à la croissance de leurs bénéfices, de leur productivité et au renforcement de leurs parts de marché, selon une étude présentée mercredi à Alger. Cette étude sur «les effets économiques de la normalisation en Algérie», réalisée au profit de l’Institut algérien de normalisation (IANOR), présentée lors d’un séminaire par l’expert du Programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord d’association (P3A), François Venel, a été menée auprès de 800 entreprises algériennes. En présence du Directeur général de l’IANOR, Djamal Hales, l’expert a indiqué que l’étude, financée par l’Union européenne (UE) ,qui s’est déroulée de mars à octobre en cours, sous forme de questionnaires et de visites aux entreprises, a prouvé que «la normalisation contribuera à la croissance de l’économie algérienne et confirmera le bénéfice de l’utilisation des normes à travers notamment la valorisation de l’entreprise, la transparence et l’éthique, l’ouverture à l’international et la qualité des produits et services», a souligné l’expert.
Rappelant que l’IANOR est parmi les premières structures de normalisation africaine à réaliser une étude d’impact sur les effets de la normalisation, le responsable a assuré que le processus de normalisation «ouvre des marchés et permet à l’entreprise d’être au bon endroit, au bon moment, avec le bon produit ou le bon service». Intervenant à cette l’occasion, M. Hales a indiqué que la normalisation «permettrait une croissance annuelle du chiffre d’affaire de l’entreprise et l’évolution de l’économie nationale». Il a précisé que «si les entreprises n’appliquaient pas les normes pour leurs produits et services, elles vendraient moins donc produiraient moins», ajoutant par ailleurs, que les résultats de cette études qui serviront également à avoir une large vision sur ce qui se fait au niveau des commissions techniques, seront prises en considération dans le plan d’action (2023-2025) de l’IANOR. Selon lui, quand la normalisation est clairement identifiée comme un investissement, son impact est souvent créateur de richesse.
De son coté, le directeur national du P3A, Abderrahmane Saadi, a affirmé que cette étude renforcera les capacités de l’IANOR, ajoutant que le travail se poursuit pour entamer d’autres études et projets de coopération avec l’institut. <