C’est indéniable, les entreprises économiques du pays, tous secteurs confondus, ont été durement frappées par la crise sanitaire au point de les mettre à rude épreuve.
En effet, une grande majorité ont depuis le printemps dernier, période d’entrée en vigueur des mesures de confinement, enregistré une chute spectaculaire de leur chiffre d’affaires et se sont retrouvées ainsi en situation de détresse. Du coup, patrons et dirigeants d’entreprise, redoutant le scénario de la faillite, font appel à l’Etat pour leur venir en aide. Dans cette perspective, la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC ex-FCE) appelle à l’adoption d’un plan de sauvetage urgent. C’est ce que souligne entre autres, dans un communiqué rendu public hier, le président du CAPC Sami Agli. Ce dernier jugeant que la plan d’urgence est rendu impératif car «nous assistons à l’effondrement de pans entiers de notre industrie, tels que l’hôtellerie, le BTPH, les services… avec des pertes d’emplois qui se chiffrent par milliers».
Le président de l’organisation patronale a néanmoins salué les mesures fiscales et parafiscales décidées par le gouvernement pour venir en aide aux entreprises en difficulté. Or, ces mesures «ont non seulement accusé un retard dans leurs applications, mais de plus se sont avérées insuffisantes. Ce qui a exacerbé la fragilisation inquiétante de nos entreprises au point de ne pas pouvoir payer leurs salariés», déplore Sami Agli. Il estime donc qu’afin de juguler l’aggravation de la situation, son organisation «appelle à l’adoption d’un plan de sauvetage urgent pour permettre à l’entreprise de poursuivre son activité économique, d’une part, et le maintien des emplois, d’autre part».
Arguant que dans le contexte actuel, «notre pays a besoin, plus que jamais, de ses entreprises et donc il est d’un intérêt national et stratégique de sauver l’outil de production et de préserver les emplois». Toujours dans ce même ordre d’idées, il est fait mention dans le communiqué qu’il ne peut y avoir de relance durable de l’économie nationale sans des entreprises fortes, de même que l’on ne peut envisager une relance de notre appareil de production sans des réformes structurelles (administratives, fiscales, bancaires…) et une stratégie de relance économique à moyen et long terme. Celle-ci devra consacrer le principe de la protection et la promotion de la production nationale et un environnement économique sain. «L’année 2021 doit être celle de la relance de notre économie et à la convergence de l’ensemble des énergies de notre nation», souligne le président de la CAPC. Et il lance en fin de communiqué : «Nous sommes convaincus que notre pays sortira vainqueur de la crise grâce à la mobilisation, la solidarité et la communion de toutes les énergies autour de notre Patrie.» n