Bonne nouvelle pour les chefs d’entreprise issues de l’Ansej ! Un nouvel échéancier de remboursement des dettes auprès des banques sera mis en place au profit des entreprises en difficultés financières. C’est ce qu’a assuré, hier, sur les ondes de la Radio nationale la Directrice générale de cette Agence, Samira Djaïder. Elle préviendra, toutefois, qu’un effacement des dettes de ces entreprises est hors de question.

Le nouvel échéancier, précise-t-elle, permettra aux entreprises de pérenniser leurs activités et ne pas mettre la clé sous le paillasson. Surtout que les pouvoirs publics, rappelle-t-on, tablent pour 2 millions de PME, dont des TPE, à l’horizon 2030. Déjà, signale la représentante de l’Ansej, des jeunes promoteurs n’ayant pas respecté les échéances de remboursement ont bénéficié d’un effacement des pénalités de retard et des intérêts cumulés. Cela a permis, note-t-elle, à 160 000 promoteurs de rembourser leurs dettes auprès des banques. Par ailleurs, 21 000 promoteurs ont été obligés de faire appel au Fonds de garantie pour surmonter les difficultés de remboursement.
D’après des experts, les difficultés financières de certaines entreprises sont le résultat d’une mauvaise gestion mais, également, en raison de l’activité en elle-même. Certaines, n’étant pas porteuses, mettent l’entreprise dans une situation difficile. La directrice générale de l’Ansej a justement évoqué ce dernier point, soulignant que dans certains secteurs, les résultats attendus ne sont pas atteints. «Un meilleur ciblage des activités porteuses et créatrices d’emplois est une nécessité. Surtout que dans certains secteurs, il y a saturation de l’activité comme c’est le cas dans le transport de voyageurs dans les milieux ruraux et urbains», soutient-elle. C’est ce qui a incité la direction de l’Ansej à accorder la priorité à certains secteurs, estimés porteurs, comme l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (TIC). A ce propos, un groupe de travail a été récemment mis en place par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et celui de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. La mission de ce groupe est d’élaborer un programme de sensibilisation et d’incitation auprès des jeunes entrepreneurs pour investir dans le domaine agricole. Et ce, à travers la création de microentreprises dans ce secteur. En fait, ce groupe de travail mixte a été créé dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des assises nationales sur l’agriculture, dans le but d’accorder davantage d’intérêt à la formation dans le domaine agricole et ses filières en milieu universitaire et à travers les dispositifs de soutien à l’emploi de jeunes. <