La loi d’orientation sur le développement de la Petite et Moyenne entreprise (PME), adoptée par le Parlement, a été publiée au Journal Officiel. Objectif, booster la croissance économique, améliorer l’environnement de la PME, encourager l’émergence de celle-ci et sa pérennisation. Le texte de loi énonce de nombreux objectifs à atteindre à travers l’amélioration de la compétitivité des PME et la facilitation de leurs démarches d’exportation et promouvoir la sous-traitance.

En effet, l’article 4 relatif à la loi sur les PME prévoit que les collectivités locales « initient les mesures nécessaires pour l’aide et le soutien à la promotion des PME », ceci notamment à travers « la facilitation de l’accès au foncier et à l’immobilier qui sied le mieux aux activités des PME » grâce aussi à la réservation d’une partie des zones d’activité et des zones industrielles. Par ailleurs, la redéfinition de la PME a été, comme prévu, rappelée au Journal Officiel n°2. Elle fixe notamment le nombre de salariés employés à plein temps entre 1 et 250, le chiffre d’affaires d’une PME n’excédant pas les  4 milliards DA. Parmi les dispositions de soutien aux PME, l’Agence nationale de développement et de modernisation des PME (ANDPME) a été érigée en instrument de la mise en œuvre de la politique de soutien aux PME.
Ses principales missions seront d’assurer « la mise en œuvre de la politique de développement des PME en matière d’émergence, de croissance et de pérennisation, y compris l’amélioration de la qualité, la promotion de l’innovation et le renforcement des compétences et des capacités managériales des PME », est-il énoncé.
Cette agence assure également le financement des aides aux PME à travers « le Fonds national de mise à niveau des PME, d’appui à l’investissement et de promotion de la compétitivité industrielle ». D’autre part, des structures locales rattachées à l’agence verront le jour, structures faisant office de centres d’appui et de conseil à la PME. Les actions de sauvetage et de reprise d’activité des PME en difficulté mais viables seront améliorées. Comme indiqué par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, l’accent sera également mis sur le développement de la sous-traitance, « instrument privilégié de densification du tissu PME », affirme le texte de loi. En outre, le texte de loi prévoit la création d’un organisme consultatif, « le Conseil national de concertation pour le développement de la PME ». Il rassemblera les associations et organisations spécialisées qui représenteront les PME. Il est à noter que les banques, établissements financiers, compagnies d’assurance, agences immobilières et sociétés d’import sont exclus de ce texte de loi. Cette nouvelle loi intervient « après les résultats mitigés de l’opération de mise à niveau des PME lancée en 2012 mais qui n’a pas atteint tous ses objectifs ».
Ce plan d’action gouvernemental vise à faire progresser le nombre de PME, jugé « très faible » vu le potentiel de l’économie algérienne, à 1 million d’ici 2019, alors qu’environ 900. 000 PME sont actuellement en activité en Algérie. <