L’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger, en collaboration avec Média Entrepreneurship (un programme dédié aux étudiants désireux de se lancer dans la création d’entreprise) ont organisé, hier, à la salle de conférence de l’APW (ex-CPTV), une journée d’information et de sensibilisation sur l’influence que peuvent avoir les médias dans le développement de l’entrepreneuriat.

Plusieurs thèmes ont été évoqués lors de cette journée, animée par plusieurs intervenants algériens et étrangers des secteurs des médias et de l’entrepreneuriat. Parmi eux, Lynda Tamdrari, animatrice d’émission TV et de radio, a expliqué que les «médias jouent un rôle prépondérant dans la promotion de la culture d’entreprise».
« Ils ont un rôle pédagogique et de décryptage de l’environnement entrepreneurial », a-t-elle poursuivi. Faïza Beghchiche, directrice générale de l’Anart, a évoqué le rôle des médias dans la promotion de l’artisanat. Elle a jugé important leur contribution à « la promotion des métiers de la filière et des enjeux qui la recouvrent ».
En relation avec le thème des médias et de l’entreprise, un expert britannique est intervenu sur l’impact des nouvelles technologies sur le monde de l’entreprise. Marc Ortmans a également développé l’idée selon laquelle ces technologies façonnent également la perception du monde de l’entrepreneuriat par l’opinion et débordent sur des champs d’expression et de communication nouveaux et novateurs.
Il s’agit entre autres des réseaux sociaux qui ont bouleversé la diffusion de l’information et des nouveaux médias électroniques, qui sont en train de reléguer au second plan les médias et la presse traditionnels. «Un nouveaux paysage concurrentiel est né », a-t-il ajouté.
Pour Wafa Benterki, présente dans le secteur de la téléphonie, ces nouvelles technologies ont révolutionné l’accès et la diffusion de l’information économique et d’entreprise. Avec la numérisation industrielle, ils sont devenus pour le monde de l’entrepreneuriat un service de haute valeur ajoutée capables de faire la différence quand on sait les maîtriser. L’importance de la journée d’hier, outre le débat, a été dans le fait d’avoir été organisée au profit de jeunes étudiants porteurs de projet essentiellement. Pour Leïla El Kebir, entrepreneure et cofondatrice d’une agence artistique spécialisée dans la promotion et la réalisation des spectacles vivants, une telle initiative permet à ces porteurs de projet d’être confrontés à la réalité du terrain qu’ils cherchent à investir et à se doter des moyens d’y réussir.<