Le Centre algérien d’entrepreneuriat social (ACSE) a clôturé, hier, la 2e édition de son programme Impact@work destiné à l’accompagnement et au conseil des start-up, en particulier celles créées par des étudiants, engagés dans l’entrepreneuriat social. La formule, pour nouvelle qu’elle soit, semble être couronnée de succès et suscite un réel engouement auprès du public universitaire, cible privilégiée des promoteurs du programme.

Lors de la cérémonie, la responsable de Centre algérien d’entrepreneuriat social, Meriem Benslama, a présenté le bilan de 18 mois de cette édition dans trois wilayas, Alger, Oran et Boumerdès. Selon cette responsable, 2 514 étudiants se sont inscrits, tandis que 18 universités et écoles  supérieures, comme l’USTHB, l’Epau ainsi que d’autres, ont adhéré au programme et 98 professionnels ont été également impliqués.
Depuis son initiation, en 2013,  62 000 étudiants ont participé à ce programme. 54% des inscrits sont des hommes et 46% des femmes. Cette édition, selon Mme Benslama, a généré 93 idées de projets d’entrepreneuriat social. « Il y en aura d’autres à partir de la rentrée prochaine », a-t-elle indiqué.  Durant cette rencontre, des panels de discussion ont été organisés par des jeunes étudiants entrepreneurs sur  le thème « Etre étudiant et entrepreneur  en Algérie ». Islam, Sihem et Imène  ont participé en initiant  des projets sociaux à impact économique, dans différents domaines, comme le recyclage et des plateformes éducatives. Des coaches ont par ailleurs relevé les problèmes que rencontrent ces jeunes entrepreneurs, notamment le manque de formation sur les questions de gestion du temps et des priorités, ainsi que la difficulté à travailler en équipe. Certains abandonnent leur projet à cause de la pression inhérente à la responsabilité de gestion. La plupart, ont affirmé les formateurs, « ont beaucoup de créativité et de courage ». Le deuxième panel été axé sur  la « Capitalisation des expériences pour l’amélioration de l’accompagnement à la création d’entreprise » et les « Perspectives futures du Centre algérien d’entrepreneuriat social ». Impact@work est considéré comme le plus grand programme d’entrepreneuriat social dans le Maghreb. Il cible  les étudiants universitaires  âgés de 18 à 25 ans, vivant dans les quartiers urbains ou semi-urbains en Algérie (Alger, Oran et Boumerdès), au Maroc (Al Hoceima, Taza, Nador et Oujda), et en Tunisie (Sousse, Sfax et Tunis). «Social Impact Gathering » fait suite, par ailleurs, à la compétition maghrébine du programme impact@work qui s’est déroulée en avril dernier à Casablanca. Durant cette manifestation, trois équipes-pays  ont été récompensées du prix du meilleur projet Impact@work. Pour l’Algérie, il s’agit de l’équipe de la Faculté des hydrocarbures et de  chimie de Boumerdès, pour son projet « Academiatouna ». Une plateforme en ligne proposant des cours et formations aux étudiants et aux enfants à mobilité réduite à un prix abordable. L’équipe de l’Institut des Hautes études commerciales de Carthage, en Tunisie, s’est distinguée avec le projet « Rooya », valorisant  le métier d’opticien et du développement d’un modèle de vente équitable. L’Ecole supérieure de technologie d’Oujda, au Maroc, avec le Projet « Diamond Wall », a présenté une solution innovante pour la lutte contre l’humidité des surfaces. En octobre 2016, ACSE a mis en place en partenariat avec Citi Foundation et Enactus, le premier programme d’accompagnement à l’entrepreneuriat social.
Estudia Enactus, l’expérience marocaine
Ce programme d’entrepreneuriat social concerne trois pays du Maghreb. Les Marocains étaient présents avec le programme Enactus.
Ce projet a démarré au Maroc en 2013, il travaille sur tout ce qui est partenariat social  estudiantin. Il cible les étudiants dans tout ce qui est création d’entreprise et de projet à travers un processus de formation et d’accompagnement pendant des années durant leur parcours universitaire. Il aide ces jeunes à s’inspirer dans ce domaine de partenariat social peu connu par les jeunes. Au début, ces derniers commencent par tout ce qui est terrain chez les populations pour connaître leurs besoins sociaux, soit   d’éducation, de santé ou au niveau de l’agriculture.
Par la suite, ils font la génération des idées pour les évaluer à plusieurs à travers plusieurs processus et mécanismes internes de programme. Puis, ils commencent l’implantation de ces projets. Enactus a encadré au total de 20 000 étudiants sur un total de 500 projets. Safa ouabou, une jeune Marocaine qui a fait l’expérience d’Enactus, a pris contact avec ce groupe, en 2013, lorsqu’elle était étudiante en ingénierie des énergies renouvelables et environnement industriel. Elle a passé trois ans en tant qu’étudiante, puis en tant que coordinatrice du projet, chargée de la région Nord.
Elle a commencé un job de chef de projet dans une nouvelle région lointaine. Elle était chargée de l’implantation et l’accompagnement de 2 000 étudiants, et créé 10 start-up depuis le début de Imapct@work. Maintenant, Safa est chargée de la région Nord et Orientale, et se prépare à créer sa propre entreprise. Pour Safa, les jeunes Algériens, Marocains ou Tunisiens rencontrent les mêmes contraintes liées aux mentalités et aux besoins sociaux.n