765 000 petites entreprises ont été créées depuis 2004 dans le cadre du projet initié par le ministère de la Solidarité en vue d’encourager l’entrepreneuariat chez la femme, a annoncé hier la ministre du secteur Mounia Meslem-Si Ameur, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale.

« 65% des nouveaux diplômés sont des femmes mais leur présence sur le marché de l’emploi ne dépasse pas les 19%. C’est ce déséquilibre qui nous a amené à penser à une stratégie forte pour encourager la femme à investir le secteur de l’entrepreneuriat », a fait savoir la ministre. En ajoutant que « ces nouvelles entreprises ont permis de créer plus d’un million de postes de travail ». En effet, le ministère de la Solidarité, par le biais de l’Agence du développement social et de l’Agence de microcrédit, tente d’accompagner la gente
féminine dans ses projets économiques et et aider la femme à s’imposer dans le domaine des affaires. Dans ce sillage, la ministre a annoncé la création du prix « El maraa tounchi » (la femme qui créé), qui récompensera la meilleure femme d’affaires et le lancement en février prochain d’une caravane qui sillonnera le pays pour aider les femmes à se lancer dans le secteur des affaires. « Cette caravane abritera des formateurs professionnels qui iront à la rencontre des femmes désirant créer une petite entreprise. Ils seront en charge de les orienter et de les accompagner dans les différentes démarches », a déclaré la ministre. S’agissant de la femme rurale, la ministre a déclaré que son ministère, en partenariat avec celui de l’Agriculture, avait tracé un programme spécial pour ces femmes. «Un programme pilote a déjà été lancé. Il sera bientôt généralisé à toutes les zones rurales et défavorisées », a annoncé la ministre, qui a tenu à rendre un hommage particulier à la femme rurale. S’agissant de la protection de l’enfance, la ministre s’est félicité de l’adoption de la loi de protection de l’enfance et l’installation d’un délégué chargé de l’enfance auprès du Premier ministre ainsi que la mise en place d’un plan d’alerte national.
«Tous ces acquis sont une fierté pour nous, mais il ne suffit pas de mettre en place des mécanismes et des plans, la protection de l’enfance de la violence est la responsabilité de tous, y compris la société », a déclaré la ministre. « La société algérienne est victime d’une montée effrayante de violence envers les enfants. Ce sont les séquelles de la décennie noire », a-t-elle fait savoir. A ce sujet, la ministre a annoncé la création d’une cellule de médiation qui travaille en collaboration avec le ministère de l’Education nationale pour accompagner les familles et enfants victimes de violence surtout dans le milieu scolaire. Par ailleurs, la ministre a affirmé avoir donné instruction pour multiplier les sorties sur terrain afin de venir en aide aux personnes fragilisées et sans abri surtout par ces temps de froid.