Dernièrement, la tenue du CHAN-2023 en Algérie était sujette au doute après que les Autorités ivoiriennes avaient indiqué que leur pays devait bénéficier de la réattribution de l’organisation. La version a vite été démentie par la Fédération algérienne de football (FAF). En outre, le gouvernement, par le biais du ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS), Abderrezak Sebgag, a indiqué que les stades algériens seront sur leur 31 d’ici la compétition avec un lifting massif pour les anciennes enceintes.

Par Mohamed Touileb
Tableau numérique, chaises dans les gradins, vestiaires aux normes…, les enceintes algériennes vont être mises en conformité avec ce que la Confédération africaine de football (CAF) et la FIFA exigent afin qu’elles soient éligibles pour abriter des rencontres officielles et les compétitions majeures.

L’organisation donnera des indications
C’est ce qu’a précisé le premier responsable du sport national lundi dernier à l’occasion de la Conférence nationale des cadres du MJS, tenue au Centre international des Conférences (CIC) Abdelatif Rahal d’Alger. « Il y a des normes de la CAF et la Fifa, concernant l’aspect technique des infrastructures sportives. Il y a des commissions techniques mixtes entre la Fédération algérienne (FAF) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), dont l’objectif est de suivre l’application des critères exigés à travers l’ensemble des stades. Nos stades seront réceptionnés selon les normes internationales avant la fin de l’année », a indiqué Sebgag. Le cap sera bien évidemment le CHAN-2023 prévu du 08 au 31 janvier 2023. « Il y a des stades en prévision de ce rendez-vous continental, sont concernés par des opérations de réhabilitation. Dernièrement, nous avons confié à une société nationale les travaux au niveau du stade d’Annaba, l’un des sites retenus pour abriter le CHAN-2023 », précise le successeur de Sid-Ali Khaldi. L’épreuve continentale donnera certainement des indications sur les capacités de l’Algérie à relever le défi d’abriter des manifestations sportives d’envergure. Une organisation parfaite de cet événement biennal pourrait donner de la crédibilité à une candidature pour être la nation hôte d’une CAN. D’ailleurs, celle de 2025, qui devrait avoir la Guinée comme terre d’accueil, n’est pas certaine de s’y tenir en raison de retard et de défaillances organisationnelles.

Le temps de concrétiser les maquettes
Pendant longtemps, l’Algérie a vanté sa capacité à être la capitale du football africain le temps d’une Coupe d’Afrique des nations. Mais il fallait se rendre à l’évidence. Le pays ne dispose pas d’assise infrastructurelle suffisante. Les stades qui sont opérationnels sont juste des vieilles bâtisses qui n’ont même pas l’approbation pour abriter une rencontre de compétition interclubs CAF (Ligue des Champions et Coupe de la Confédération). D’ailleurs, nos équipes qualifiées pour lesdites épreuves sont toutes obligées de recevoir au Stade 5 juillet 1962 (Alger). L’espoir de voir la donne changer est suspendu à l’avancement des chantiers éternels des nouveaux stades érigés à Baraki, Douéra, Oran et Tizi-Ouzou. La construction de ces bâtisses dure depuis des années avec tous les scandales et les centaines de millions de dollars qu’ils ont engloutis. En tout cas, les maquettes ne suffisent pas pour prétendre à tenir une CAN chez nous.