L’intervention du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, hier, lors de son passage à l’émission «LSA-direct» du quotidien «Le Soir d’Algérie» a été une occasion d’aborder un sujet très sensible de la gouvernance DZ, celui de la communication. Ça intéresse au plus haut point tous les citoyens, avides d’informations sur la situation sanitaire du pays. Durant les 38 minutes qu’a duré le débat entre le représentant du gouvernement et Hakim Laâlam, il était question, entre autres, de vérifications, de confirmations, et également d’infirmations, sur tout ce qui se dit, et se colporte, sur le sujet prédominant ici et ailleurs, la Covid-19.
Il y a eu ainsi le «démontage» d’une récente fake-news rapportée par plusieurs médias. Celle concernant la reprise de tous les championnats sportifs qui aurait été décidée «il y a quelques jours» par le Président de la République. Interpellé, Abderrahmane Benbouzid a répondu sans ambages «cette information n’est pas officielle» avant de préciser «je n’ai pas eu connaissance, moi, personnellement, d’une reprise». Effectivement, il s’agissait d’une fausse information.
Plusieurs médias avaient annoncé cette décision de la présidence en donnant comme source une dépêche de l’agence officielle, l’APS, qui avait rapporté un communiqué de la présidence datant du 28 septembre. Pourtant, en revenant au texte d’El-Mouradia, il n’est pas question de reprise des compétitions. Il y est indiqué que «le Président de la République a ordonné «le lancement immédiat de l’organisation des sports scolaire et universitaire, compétitions comprises, à tous les niveaux»». D’où la réaction logique du ministre de la Santé : «je pense qu’il faut vérifier cette information avant de l’annoncer». Le poids des mots est important. Il n’y a aucune «similitude» entre le texte du communiqué et «la reprise de tous les championnats sportifs». Un raccourci médiatique qui avait besoin d’être démenti.
En cette période sensible, où se juxtaposent le Paludisme et la Covid-19, en plus des «dysfonctionnements» hérités de l’ancien système, le pays n’a nullement besoin de fausses «interprétations». Comme le répètent souvent plusieurs chanteurs du chaâbi : «celui qui ne lit pas, pourquoi écrit-il !».