Même si le nombre de cas de contaminés enregistrés reste bien au deçà des pics enregistrés il y a quelques semaines (hier c’était 272), la Covid-19 frappe toujours en Algérie, et le risque est toujours omniprésent. Il est d’autant plus grand (le risque) qu’il y a cette histoire de nouvelle souche qui frappe plusieurs pays, dont certains ne sont pas très loin de l’Algérie. D’où l’importance que revêt cette opération de vaccination annoncée comme imminente, mais qui n’a toujours pas dévoilé son «cheminement». Le dernier couac à propos des déclarations (ou non) du Dr Fourar donne un aperçu de la délicatesse du «projet» en gestation. En faisant un démenti sur la date de réception des vaccins, le ministère de la Santé a surtout démontré à quel point il est important de ne pas rater cette nouvelle phase de la pandémie. L’exemple français, sur le bricolage enregistré dans l’opération de vaccination, est toujours d’actualité.
Alors, qu’est-ce qui est acquis et ce qui ne l’est pas ? En premier lieu, il y a le choix du vaccin, du premier vaccin pour être précis. L’Algérie a donc opté, il y a plusieurs jours de cela pour le Spoutnik 5. Après il y a les personnes prioritaires qui seront concernées par le déclenchement de l’opération. Il s’agira ainsi du personnel médical et des personnes à risque. Autre «certitude» annoncée, celle de commencer la campagne de vaccination dès la réception des vaccins. Il y a également le fait que les vaccins seront disponibles gratuitement. Enfin, pour les acquis, le produit russe ne sera pas le seul sur le marché algérien. D’autres devront être achetés dans le cadre du système Covax de l’OMS et devront, comme l’a indiqué le Dr Fourar (sauf s’il va y avoir un autre démenti du ministère), être disponible dès le premier trimestre de cette année.
Reste maintenant ce qui n’est pas acquis. Il y a en premier lieu la réception des vaccins. Ce sera probablement en ce mois de janvier (pour respecter les délais imposés par le Président Tebboune), mais pas encore de date exacte. La première quantité de vaccins qui rentrera en Algérie est encore inconnue. Le nombre de 500 000 a été avancé mais rien d’officiel pour le moment.
Ce qui est plus au moins sûr, c’est que la campagne de vaccination va commencer en ce mois. Les autres détails seront connus au fur et à mesure. Ce sera loin d’être facile, même si les responsables du secteur affirment que l’Algérie a une longue expérience dans ce domaine. L’actuelle pandémie surprend tout le monde depuis qu’elle a envahi quasiment le monde entier.