Par Yazid Miloudi

Plus les jours passent, plus les inquiétudes d’une résurgence de la Covid-19, en Algérie, augmentent. Pourtant, les statistiques établies quotidiennement par le ministère de la Santé sont loin d’être « effrayantes ». En tout cas, celles en relation avec le nombre de contaminés enregistrés.
Ainsi, pour hier dimanche, le nombre était de 97. Ce qui est inférieur de
12 cas par rapport à la veille (109). Cependant, le chiffre le plus important à retenir (et ils sont nombreux ceux qui l’oublient), c’est avant tout celui en relation avec le nombre de décès. Hier dimanche, il était de 7, soit un de plus que la veille. Ce qui peut expliquer les nombreuses interventions, ces derniers jours, des responsables du secteur de la santé. Tous évoquent la quatrième vague. Il y a eu ainsi, il y a quelques jours, celle de Kamel Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Hier, dimanche, c’était au tour de deux autres personnages clés du système de santé algérien. En premier lieu, le premier responsable du secteur, le ministre Abderrahmane Benbouzid qui, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale, a lancé des mises en garde contre « l’éventualité » d’une quatrième vague. Il a été ainsi moins catégorique que le Directeur général de l’Institut Pasteur Algérie. Faouzi Derrar, dans une sortie médiatique sur une chaîne de télé privée, n’a pas hésité à affirmer que la quatrième vague est déjà là.
Il l’explique par la baisse de la température.
Cependant, tous s’accordent sur le faible taux de vaccination qui reste le plus grand problème dans la lutte contre la pandémie. Leurs appels incessants, et qui datent depuis le début de la campagne de vaccination, soit en janvier dernier, n’ont toujours pas donné de résultats tangibles. C’est sans aucun doute la plus grande frustration des responsables du secteur de la santé. Il reste encore à connaître les raisons de cette « bouderie » des Algériens envers le vaccin. Encore un problème de communication entre les gouvernants (de tous les secteurs d’ailleurs) et les citoyens qui persiste et semble s’éterniser, trop s’éterniser.