Le président-directeur général du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a estimé qu’un prix du baril de pétrole oscillant entre 70 et 80 dollars est plus juste pour l’Algérie.

S’exprimant lors d’un point de presse organisé au terme des travaux de la conférence nationale du groupe Sonatrach, qui s’est déroulé dimanche dernier dans la ville de Hassi Messaoud, Ould Kaddour s’est montré convaincu qu’« un prix du baril à 70-80 dollars est le juste prix qui préserve les intérêts des producteurs et des consommateurs. C’est vrai qu’il y a tellement d’aléas, mais je pense qu’on va rester dans cette fourchette, le yoyo fait très mal aux entreprises ». A propos des recettes que devraient réaliser cette année son groupe, le patron de Sonatrach les a estimées à  «35-40 milliards de dollars, soit en légère hausse que ceux de l’année écoulée ». Ce dernier s’est aussi prononcé sur le dernier classement des compagnies pétrolières.
Et sur ce point, il a tenu à faire remarquer : « Le classement ne se fait pas sur la base du chiffre d’affaires réalisé par chaque compagnie, mais selon d’autres critères. » Autre sujet abordé lors du point de presse, celui du partenariat. Ould Kaddour a révélé que le groupe Sonatrach a signé des contrats « très intéressants » et «extrêmement importants » avec ses différents partenaires. Le P-DG a aussi annoncé dans la foulée que «le groupe va se lancer dans l’offshore et d’autres projets », ce qui, pour lui, « rendront la compagnie et par conséquent le pays, plus attractif dans le domaine de l’exploitation de gisement pétrolier». Concernant le développement de l’entreprise au titre de la « SH-2030 », Ould Kaddour a mis en exergue l’importance de la formation pour tout le personnel, y compris les syndicalistes. « A ce titre, plusieurs actions ont été engagées, dont les Top 200 jeunes managers, le développement du système de formation e-Learning », a-t-il fait savoir. Par ailleurs, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a annoncé, depuis El Bayadh, que la loi sur les hydrocarbures qui est à l’étude sera prête d’ci août 2019 et comportera plusieurs points préservant les intérêts du pays dont le partenariat gagnant-gagnant et le partage des risques entre Sonatrach et les partenaires. Il a également indiqué que l’Algérie œuvre à élargir le champ de raffinage de pétrole en offshore pour réduire les charges d’importation du carburant, atteindre l’autosuffisance et aller vers l’exportation. A ce titre, il a fait savoir que l’Algérie a réalisé, cette année, d’importants gains à travers la baisse d’importation du carburant de 2 milliards de dollars. Il annonce l’entrée en service de la raffinerie d’hydrocarbures d’Alger, qui fait actuellement l’objet de travaux de rénovation, en février 2019, avec une capacité de raffinage de 5 millions de tonnes par an. Tout comme il fera savoir «le lancement prochain des travaux de réalisation d’une raffinerie à Hassi Messaoud d’une capacité de 5 millions de tonnes par an ». Ces projets devront, selon le ministre, permettre une autosuffisance en carburant et l’exportation de 5 millions de tonnes de carburant par an vers l’Afrique en 2022