Des responsables de l’ENTMV dont l’ancien PDG ont été écroués dans la nuit du 9 juin suite à l’ouverture de l’instruction de leur affaire.

Limogés le 02 juin dernier, les responsables de la compagnie nationale de transports de voyageurs ont été différés devant la justice.

Un communiqué de la Présidence de la République avait alors indiqué que “le ministre des Transports, M. Abdellah Moundji a mis fin, sur instruction du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, aux fonctions du Président directeur général de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), Kamel Issad et de son Chef d’escale à Alger, Kamel Eddalia”.

La raison de ce limogeage invoquée par la même source était “une attitude attentatoire à l’image de l’Algérie et préjudiciable aux intérêts des citoyens».

Selon le communiqué du procureur de la république, “l’affaire concerne la traversée Marseille-Alger du bateau Bord Badji Mokhtar 3 à bord duquel il y avait 72 voyageurs et 25 véhicules alors que la capacité dudit navire est de 1800 passages et 600 véhicules”.

Le 2 juin 2022, une enquête préliminaire avait été ouverte sur des faits à caractère pénal à la demande des services de la Police judiciaire afin de déterminer les responsables du point de vue pénal”, a fait savoir la même source.

Selon les résultats de l’enquête, il s’agit des dénommés “(I.K) DG de l’Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (ENTMV), (E.K) chef de département Marketing et Fret, et chef d’escale, (B.K) directeur commercial, (C.A) DG-adjoint, (L.F) cheffe de cellule de développement des systèmes informatiques des objets saisis, (F.M) directrice de l’administration générale de l’ENTMV en France et (H.A) chef d’exploitation au sein de l’ENTMV en France”.

A l’issue de l’enquête préliminaire, “les suspects ont été présentés devant le Parquet de la République le 9 juin 2022. Les mis en cause sont poursuivis, en vertu d’une requête introductive d’enquête judiciaire, pour délit de gaspillage volontaire, usage illicite de biens et de fonds publics, abus d’influence, abus de fonction en violation des lois et règlementations à des fins d’octroi d’indus privilèges, non déclaration de biens et enrichissement illicite”, a précisé le Pôle pénal économique et financier.

Après avoir interrogé les accusés lors de la première comparution, le juge d’instruction a ordonné le placement des accusés (I.K), (E.K) et (B.K) en détention provisoire et les accusés (C.A) et (L.F) sous contrôle judiciaire”, a conclu le communiqué.