Dans un point de presse tenu samedi à l’issue des travaux de la Conférence nationale des universités, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Abdelbaki Benziane a reconnu certains couacs de l’enseignement à distance lors de cette rentrée universitaire 2020-21. Il a annoncé à cet effet : «Lorsque nous avons constaté qu’un problème de réseau et de débit d’internet freinait l’enseignement à distance, nous nous sommes rapprochés du ministère de la Poste et des Télécommunications pour trouver des solutions adéquates.»
Tout en rappelant que son département, à l’instar des autres institutions, «a été pris au dépourvu par cette crise sanitaire», le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a affirmé qu’un groupe de travail réunissant deux ministères a été mis sur pied pour étudier la question. «Il a été décidé de renouveler les équipements et nous essayons de faire le maximum pour accélérer les choses».
Ainsi, ce groupe de travail œuvre pour trouver des solutions au renouvellement des équipements permettant d’acquérir plus de réseaux et de débits au niveau des établissements universitaires afin d’assurer au mieux l’enseignement à distance.
Dans ce sillage, Abdelbaki Benziane a ajouté : «Nous avons lancé, par la même l’occasion, un cahier des charges pour acquérir de nouveaux équipements. Nous essayons de faire le maximum pour accélérer les choses. Il ne faut pas oublier que c’est une nouvelle expérience pour nous.»
Concernant la problématique soulevée sur les différents bugs dans l’interactivité entre enseignants et étudiants, le ministre a affirmé que «cela est en train d’être réglé, les enseignants sont en train d’acquérir des formations sur des cycles courts».
Par ailleurs, même si certains dysfonctionnements ont été constatés concernant le respect du protocole sanitaire dans les espaces universitaires, le premier responsable du secteur a fait savoir que «toutes les conditions de réussite du protocole sanitaire ont été respectées aussi bien dans la sphère de l’enseignement que celui des œuvres universitaires, comme le transport l’hébergement et la restauration».
Il a entre autres rappelé la mise en place d’un protocole qui consiste à ne pas prendre plus de 25 étudiants par bus, de limiter la présence en masse des étudiants grâce à l’enseignement par groupe en présentiel. A cet effet, il a appelé les représentants des étudiants, des enseignants et des travailleurs d’alerter les autorités concernées lorsqu’il y a un problème concernant le non-respect du protocole sanitaire.
Par ailleurs, au sujet de la suppression de certaines spécialités dans le système LMD, Abdelbaki Benziane a souligné que «l’idée consiste plutôt à adapter des spécialités avec l’environnement économique et social au vu de l’existence de nouveaux métiers, comme le numérique dont certains métiers seront très demandés à long terme, soit à l’horizon 2030».
Evoquant la situation sécuritaire à l’intérieur des campus, le ministre a fait état d’une révision du système global des œuvres universitaires à travers ses quatre aspects, à savoir la bourse, l’hébergement, la restauration et le transport.
Lançant un appel à l’ensemble de la famille universitaire à fédérer leurs efforts pour la réussite de l’année universitaire 2020-21, afin de garantir aux étudiants les meilleures conditions d’études et de travail, Abdelbaki Benziane a également tenu à mettre en exergue l’importance du dialogue avec les partenaires sociaux en affirmant que «les portes du dialogue ne sont jamais fermées» et «toute initiative appelant à l’amélioration de l’Université algérienne est la bienvenue».