La reprise des cours dans les établissements de l’enseignement supérieur, prévue à partir du 23 août pour la poursuite de l’année pédagogique 2019-2020, se fera de manière «progressive» et en fonction de la «spécificité» de chaque université.
Une précision apportée par le premier responsable du secteur, Abdelbaki Benziane, après les réactions suscitées par l’annonce des mesures qui accompagneront la reprise des cours suspendus depuis le mois de mars dernier à cause de la propagation du nouveau coronavirus.
«La reprise des activités pédagogiques se fera de manière progressive dans le strict respect des mesures préventives et en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et épidémiologique et des spécificités des établissements d’enseignement supérieur et des régions dans lesquelles ils sont implantés», a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les représentants d’organisations estudiantines.
La réunion a été consacrée, faut-il le souligner, au débat du plan d’action d’urgence relatif à la clôture de l’année universitaire en cours et la préparation de la prochaine rentrée universitaire, qui s’annonce particulière dans le sens où elle va inévitablement subir le retard de l’année en cours. M. Benziane a précisé à cette occasion que «cette situation inédite en appelle à plus de flexibilité dans l’adaptation des méthodologies d’enseignement et des modes de contrôle continu et d’évaluation en fonction des conditions sanitaires prévalant dans chaque zone géographique».
Une telle démarche nécessite, a expliqué le ministre, de «renforcer et de généraliser le processus de numérisation aux différentes activités du secteur, que ce soit au niveau de l’administration centrale ou des établissements d’enseignement et de services, car permettant de diversifier les méthodes d’enseignement mises à la disposition des étudiants en vue d’assurer l’égalité des chances».
M. Benziane a relevé que la suspension des cours en mars dernier, en raison de la propagation de la pandémie, «a contraint le secteur à adopter une méthode d’enseignement à distance via les plateformes numériques visant à éviter une rupture dans la relation pédagogique et assurer le contact entre étudiants et enseignants». Contexte d’urgence sanitaire oblige, le ministre a appelé les organisations estudiantines mobilisées pour la sensibilisation aux dangers de la pandémie et la fabrication de produits de stérilisation et de désinfection, à mener des campagnes de sensibilisation à l’adresse des étudiants quant aux mesures préventives à prendre et à œuvrer à la concrétisation des mesures relatives à la clôture de l’année universitaire en cours et la préparation de la prochaine rentrée. Il a affirmé, en outre, que la tutelle œuvrera à améliorer la «qualité de la formation et garantir la qualité de l’enseignement conformément aux standards internationaux afin de renforcer les capacités des jeunes diplômés leur permettant d’acquérir les compétences requises tout en encourageant chez eux l’esprit d’initiative».
M. Benziane a évoqué, dans ce sens, la nécessité de «poursuivre les efforts visant l’ouverture de l’université à son environnement économique» à travers l’activation de la relation université-entreprise, la création d’instances assurant le contact entre l’université et son environnement dans le cadre de contrats de partenariat et de conventions de coopération afin de renforcer la formation et les stages pratiques en milieu professionnel.