PAR MILINA KOUACI
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a fait savoir que l’Etat mise sur les étudiants pour renforcer et consolider l’économie nationale en contribuant à la création de postes de travail.
Le ministre de tutelle a effectué hier une visite d’inspection à l’université de Bab Ezzouar à Alger, où il a assisté à l’installation d’un capteur de niveau d’eau intelligent. Un appareil qui a la capacité de prévoir les catastrophes naturelles comme les inondations.
Le ministre a eu un échange avec des étudiants qu’il a encouragé à relever le défi et d’innover des projets pour contribuer à créer des postes de travail. «L’Etat mise sur vous pour renforcer et consolider son économie nationale à travers des projets innovants», a-t-il dit. Il a, à ce propos, indiqué que l’université offrira toutes les commodités aux étudiants pour qu’ils soient, en juin 2023, des créateurs de richesses et de postes d’emplois. «Le but est de transformer 80 % des thèses en start-up».
M. Badari a récemment invité les étudiants à présenter, en fin de cursus, des thèses de prototype afin d’obtenir des labels d’innovation et appelé les directeurs des établissements universitaires à accompagner les diplômés qui ont transformé leurs projets innovants en start-ups à travers des mesures incitatives.
S’agissant de l’amélioration des prestations universitaires, le ministre a fait état, jeudi à Alger, lors d’une séance plénière à l’APN consacrée aux questions orales de l’examen, d’un éventuel recours à l’aide directe concernant les œuvres universitaires et ce, au terme d’une large consultation des différents intervenants dans ce dossier.
Le secteur «ne ménagera aucun effort pour améliorer le cadre de vie de l’étudiant, l’objectif étant de lui permettre de se consacrer à ses études et à la créativité dans un environnement idoine», et ce «en application de la feuille de route tracée pour la relance du secteur, des instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune et du plan d’action du Gouvernement».
A cet effet, le ministre a rappelé une série de mesures initiées par le secteur dans ce sens, à l’instar de la création d’une commission nationale chargée d’accompagner l’Office national des œuvres universitaires (Onou) pour améliorer ses performances, en sus de l’adoption de l’application «MyBus», visant à permettre aux étudiants de suivre en temps réel le réseau de transport universitaire. Dans ce contexte, il a souligné que le secteur «a procédé, pour une première étape, à une restauration partielle de 66 résidences universitaires», ajoutant que le réseau des œuvres universitaires nationales «compte 466 résidences universitaires hébergeant 490 000 étudiants». Quant à la possibilité d’ouvrir de nouvelles spécialités, le ministre a estimé que cette démarche «exige la prise de nouvelles mesures organisationnelles, l’établissement universitaire concerné devant prendre l’initiative d’introduire une demande à ce propos, en plus de s’assurer de l’ensemble des conditions pédagogiques, scientifiques et structurelles, et des exigences de l’environnement social et économique. Il a cité, pour exemple, l’introduction de la spécialité vétérinaire au niveau de l’université Mohamed-Boudiaf de M’sila.
Concernant la sollicitation des enseignants retraités, le ministre a indiqué que le secteur «compte actuellement 96 enseignants retraités contractuels répartis à travers les différents établissements universitaires», précisant que le recours à ce mode de recrutement est opéré «en cas de manque d’encadrement pédagogique ou pour mettre à profit l’expérience de ces enseignants». n