Le sit-in initié par la majorité des enseignants, le 10 janvier 2017, en raison des conditions de travail mais aussi des agissements de certains agents de sécurité qui, selon les manifestants, ont dépassé et de loin leurs prérogatives, semble n’avoir pas porté ses fruits.

Et pour cause, les raisons de ce mécontentement et le ras-le-bol des enseignants semblent encore être vivaces et d’actualité puisqu’aucune mesure n’a été prise dans ce sens, disent-ils sont prêts à relancer leur mouvement de contestation.
En effet, des dépassements multiples ont eu lieu dans l’enceinte même de l’université, sachant qu’aussi bien les enseignants que les étudiants sont victimes de certains agissements et menaces. Lors d’un regroupement des enseignants, certains ont expliqué que ce genre de comportement n’a pas lieu d’être. Cependant, bénéficiant du silence et même de la complaisance de responsables, des agents d’entretien et de sécurité, qui dans d’autres universités ne s’occupent que de leur travail, à l’université de Batna, on les trouve dans les salles de classe et les amphithéâtres. « C’est impensable », dénoncent les universitaires. Un autre problème vient se greffer à la panoplie des tracasseries que vit l’université de Batna, à savoir l’envahissement des résidences, surtout celles des filles, par des extra universitaires. Ce qui peut constituer « un véritable danger pour les résidentes », nous affirment encore des enseignants.
J. R.