Les médecins grévistes « seront pris en charge pédagogiquement », a assuré, mardi, le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, en marge d’une réunion entre la tutelle et le Syndicat national des enseignants universitaires (SNEU) affilié à l’UGTA consacrée aux derniers développements du secteur.

M. Hadjar a estimé que le problème n’est pas soulevé pour les étudiants de fin de cycle (études médicales spécialisées), qui ont fini leurs études avant le début du mouvement de contestation et, par conséquent, ces derniers peuvent passer leurs examens normalement d’autant plus que « les portes sont ouvertes à tout un chacun », a-t-il ajouté. Pour les autres étudiants résidents, « nous allons faire de notre mieux pour rattraper les cours par les comités spécialisés au niveau des facultés de médecine », a expliqué le ministre.
Hormis la grève des médecins résidents, le premier responsable du secteur a estimé que l’année universitaire 2017-2018 était « calme et positive ». Quant à la prochaine rentrée universitaire, il a précisé que le secteur « est prêt à accueillir les nouveaux bacheliers », à travers des préparatifs détaillés qui seront examinés lors de la prochaine conférence nationale des recteurs d’université, prévue à l’issue de l’annonce des résultats du baccalauréat. En attendant ce rendez-vous, Tahar Hadjar annonce la réception de 40 000 places pédagogiques et 30 000 lits au titre de l’année universitaire 2018-2019.
De son côté, le Secrétaire général du SNEU a indiqué que son syndicat proposera à la tutelle de revoir le travail des instances scientifiques et les lois en vigueur dans les comités sociaux au niveau des établissements universitaires, à l’effet de « mettre fin aux obstacles dont souffrent certains enseignants au niveau de ces instances ». Il a annoncé par ailleurs la création d’une nouvelle organisation syndicale qui réunira le SNEU et le Syndicat national des chercheurs permanents (SNCP), et dont la dénomination sera « Fédération nationale des enseignants et chercheurs universitaires », outre la création d’un autre syndicat des enseignants hospitalo-universitaires. Par ailleurs, le ministre a déclaré que les délais de dépôt des thèses de doctorat pour les retardataires, fixé initialement au 30 juin en cours, ont été prolongés. Cette mesure répond aux revendications du syndicat et de la famille universitaire. Il s’agit des thèses de doctorat ayant dépassé le nombre d’années fixées par la loi (3 années renouvelables pour une durée d’une à deux années, a expliqué M. Hadjar.
Parmi les autres points évoqués par les deux parties, le ministre a aussi cité la question des revues scientifiques classées parmi les revues scientifiques indexées qui constituent «une hantise» pour les enseignants devant débattre des thèses scientifiques, à l’instar du doctorat qui exige la publication des recherches dans ce genre de revues. Même cas pour les concernés par la promotion au grade de professeur, indique le premier responsable du secteur. Une liste nationale pour ce genre de publications a été établie au niveau du Centre national de l’informatique, d’autant que le nombre des revues universitaires dépasse 400 dans différentes spécialités. Le dossier du logement pour les enseignants universitaires a été abordé lors de la réunion ministère-SNEU. Le programme lancé en 2009 pour la réalisation de 10 000 unités a été « concrétisé dans plusieurs wilayas, selon M. Hadjar.