Les étudiants des facultés de médecine dentaire sont en grève depuis le 11 décembre dernier et déplorent que leur mouvement de protestation n’ait, à ce jour, pas eu les égards des pouvoirs publics. Leurs revendications sont d’ordre matériel, statutaire et pédagogique. En effet, les étudiants grévistes réclament tout d’abord le déclassement des diplômés chirurgiens-dentistes de la catégorie de bac+3 étant donné, expliquent-ils dans l’énoncé de leurs motifs, que le cursus universitaire comprend 6 années d’étude sans la spécialité. Les grévistes font aussi état d’un «manque de locaux, de budget…». Ils réclament donc un minima de qualité dans la formation dispensée dans les facultés de médecine. Sur ce registre, ils disent que «certaines facultés, comme celle de Sétif, se trouvent carrément à la traîne». Augmentation du nombre de spécialités en résidanat, remédier au manque de maîtres-assistants et d’encadreurs, l’ouverture de nouveaux terrains de stage, fixer le programme de la 6e année d’études, augmentation de la bourse universitaire pour les étudiants en cycle clinique, sont entre autres les principaux griefs soulevés par les contestataires. Même plus, puisqu’ils épinglent la faculté de médecine de Sétif, en particulier, qui, disent-ils, est «une structure qui ne répond pas aux normes ni aux besoins de la formation». Et pour les étudiants grévistes d’énumérer un certain nombre d’insuffisances spécifiques à la faculté de Sétif. Insuffisance de consommables poussant les étudiants à les acheter de leur propre poche, un manque d’encadrement (un TP par quinzaine pour 60 étudiants sans matériel suffisant), insuffisance de fauteuils dentaires avec 12 unités pour 1 174 étudiants (soit 1 fauteuil pour 98 étudiants) alors qu’à Alger, il est de 1 pour 18 étudiants, Oran et Sidi Bel Abbes 1 pour 14, et, enfin, de l’inexistence d’une clinique qui doit contenir les 5 services essentiels, pathologie, odontologie, parodontologie, ODF et prothèse. 

 

Les résidentes de la cité universitaire Mohamed-Yousfi suspendent leur grève
Les résidentes de la cité universitaire Mohamed-Yousfi (ex-Revoil) à Hussein Dey ont mis un terme à l’action de protestation qu’elles ont menée le 5 janvier dernier suite à « la dégradation des prestations assurées par la direction des œuvres universitaires ». Les grévistes ont été, en effet, reçues le 11 janvier courant par la directrice des œuvres universitaires et celle de la cité universitaire Mohamed-Yousfi. Les résidentes de la cité universitaire ont exprimé, au cours de la réunion, leur mécontentement de la gestion de la résidence universitaire, leurs revendications ainsi que leurs attentes. « Nous avons confronté la directrice à ses responsabilités en lui communiquant nos revendications », indiquent les grévistes. Les étudiantes résidentes, étudiantes à l’Ecole nationale supérieure d’informatique (ISI), à l’Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme, à l’Ecole nationale polytechnique, à l’Ecole préparatoire des sciences et techniques d’Alger, l’Ecole nationale des sciences et technologies, avaient soulevé plusieurs problèmes et notamment « la panne des appareils de chauffage, la coupure du réseau Internet depuis un mois, le manque d’hygiène des douches et des sanitaires, l’absence de médecin et d’ambulance dans la cité ». La directrice de la résidence « nous a promis de remédier aux problèmes auxquels nous sommes confrontées régulièrement ». A cet effet, « nous avons suspendu la grève en attendant que les promesses soient tenues », conclut un communiqué des étudiantes grévistes.