Les étudiants des facultés d’économie et de gestion, de droit et sciences politiques, des sciences technologiques et des sciences sociales ont observé, mercredi, à El Tarf, une grève ouverte, la seconde depuis la rentrée universitaire fermant ainsi les portes de l’amphithéâtre qui a été programmé pour abriter les festivités

du
1er novembre mises au point par les responsables de l’université Chadli-Bendjedid. Selon deux délégués des étudiants, la plateforme de revendications comprend plusieurs points, notamment l’augmentation des postes pédagogiques dans la section Master, permettre aux étudiants de dialoguer avec le directorial de l’université qui a fermé les portes du dialogue, l’application des orientations et règlement venant du ministère de l’Enseignement supérieur ainsi que l’amélioration des conditions de scolarité de l’étudiant notamment de la faculté des sciences sociales. Ces derniers ont été affectés dans des salles exiguës prêtées par la Direction de la jeunesse et des sports. Les quatre syndicats actifs à El Tarf ne comptent pas reprendre les cours jusqu’à ce que la direction de l’université réponde aux préoccupations de l’Onse, Lnea Ugea, Mnea. Des revendications qui ont été souvent évoquées mais qui n’ont pas trouvé de réponses. Nos interlocuteurs nous ont souligné que la direction de l’université n’en fait qu’à sa tête et n’a jamais associé les sections syndicales estudiantines aux festivités du Premier Novembre, une date qui concerne tous les Algériens. Par ailleurs, les délégués se demandent pourquoi les officiels n’ont pas commémoré la première et la seconde années de la mort de l’ancien président Chadli Bendjedi, un moudjahid de la première heure. De son côté, le recteur de l’université tient à démentir les griefs qui sont reprochés à sa direction, que les portes n’ont jamais été fermées au dialogue. Notons que dès qu’il a été contacté, il a adressé une invitation aux délégués syndicaux pour un dialogue sur les différents points de la plateforme de revendications dont une copie a été remise à «Reporters». Rien n’a filtré sur les décisions qui ont été prises avec les représentants des quatre syndicats. Enfin notons que la cérémonie marquant la rentrée universitaire a été reportée à une date ultérieure