La Fédération nationale des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Fnpes), affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), compte observer un sit-in de protestation, mercredi prochain, devant le siège du ministère de tutelle.

Cette action a été décidée pour dénoncer l’attitude du ministère qui continue d’«ignorer le syndicat», explique le président de la Fnpes, Rachid Dahmani. Il est ainsi reproché aux responsables concernés au niveau de la tutelle de ne pas traiter sur un pied d’égalité l’ensemble des partenaires sociaux du secteur, ce qui «pénalise» son syndicat. M. Dahmani accuse en premier lieu le ministre, Tahar Hadjar, d’exclure la Fnpes de tout dialogue depuis son arrivée à la tête du secteur en 2015. «Hadjar reçoit tous ses partenaires sociaux, sauf notre syndicat, pour des raisons qu’on ignore», souligne notre interlocuteur, rappelant à l’occasion la situation de «malaise» qui règne dans le secteur de l’enseignement supérieur. «La situation est catastrophique», déplore-t-il, non sans dénoncer le «mépris» affiché vis-à-vis des revendications socioprofessionnelles qui, notera-t-il, sont de «longue date». Des revendications qui concernent la révision de la grille salariale, la préservation du pouvoir d’achat des travailleurs, le droit au logement, la titularisation des travailleurs contractuels, l’actualisation des modes de nomination aux postes supérieurs et la révision de la grille des primes pour augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs du secteur, notamment ceux relevant des corps communs. «Cela fait près de quatre ans que notre syndicat envoie des correspondances au ministère, mais celles-ci sont restées sans suite», regrette M. Dahmani. Entre-temps, «certains recteurs d’établissements universitaires poursuivent en justice nos adhérents et délégués pour avoir relayé des revendications syndicales. Ces derniers sont poursuivis sous prétexte qu’on est un syndicat non représentatif», poursuit-il, non sans souligner que le syndicat auquel est affiliée l’Union qu’il préside, en l’occurrence le Snapap, «a produit les éléments d’appréciation de la représentativité dans les délais réglementaires auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, qui l’a déclaré par la suite, syndicat représentatif». Donc, estime M. Dahmani, «nous avons le droit de porter nos revendications à la tutelle et de négocier les conditions de travail de nos personnels». Au passage, il nie l’existence de différend au sein du Snapap. «Il y a un seul syndicat présidé par Belkacem Felfoul, fondateur du syndicat», lancera-t-il, faisant allusion à l’aile du Snapap présidée par Rachid Malaoui.