Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se dirige-t-il vers une révision des œuvres universitaires ? C’est vraisemblablement ce que suggère le premier responsable du secteur, Tayeb Bouzid pour qui « la seule solution est que l’étudiant boursier perçoit une aide directe» de nature à lui permettre de gérer lui-même ses dépenses dans sa vie estudiantine.

En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur a réitéré, hier, la volonté et l’attachement de son secteur à œuvrer à l’amélioration des prestations universitaires (transport, hébergement et restauration), afin de permettre aux étudiants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. Un objectif qui sera réalisé, selon la suggestion de M. Bouzid, par une révision du système des œuvres universitaires, une probabilité, faut-il le souligner, qui ne date pas d’aujourd’hui. Le ministre a bien admis, dans le constat qu’il établit, l’existence de « lacunes et de dysfonctionnements» dans la gestion et la prestation des œuvres universitaires avant de souligner la détermination de son département à les traiter et à les prendre en charge. Le ministre, qui intervenait au cours de la conférence nationale des universités, a évoqué également « l’importance de l’intelligence artificielle avec l’accélération de la mondialisation ». Dans son allocution inaugurale, M. Bouzid a mis en avant l’importance de l’intelligence artificielle, appelée dans le futur à améliorer de manière palpable le quotidien des Algériens. « Nous devrions élaborer une stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, car celle-ci est devenue une réalité et constitue une grande avancée pour de nombreux pays qui ont opéré un saut qualitatif dans tous les domaines », a-t-il raccommodé. « Cela nous a poussé à réfléchir, dès aujourd’hui, à la manière idoine de jeter les bases de cette stratégie à une époque où l’intelligence artificielle est devenue une langue que tout le monde doit maîtriser », a dit M. Bouzid. La présentation des dernières avancées enregistrées dans le domaine, le partage d’expériences et d’expertises entre les chercheurs et la désignation de groupes de réflexion chargés de la rédaction des rapports en vue de lancer le Plan national. S’agissant des ateliers programmés, ceux-ci portent sur plusieurs axes en relation avec l’intelligence artificielle. « A l’heure actuelle, l’étudiant est l’axe de l’université et non l’enseignant, qui détenait auparavant les informations, disponibles actuellement sur tous les supports. De nos jours, l’enseignant a un autre rôle, car l’université devrait s’ouvrir sur le monde », fait-il remarquer.
Le dossier du baccalauréat professionnel lundi prochain au Premier ministère
Présent à cette rencontre, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Belkhir Dada Moussa, a révélé que le dossier du baccalauréat professionnel était « fin prêt » et sera soumis lundi prochain au Premier ministre. « Le dossier du baccalauréat professionnel sera soumis lundi prochain au Premier ministre », a fait savoir M. Dada Moussa en marge de la conférence nationale des universités. Une commission interministérielle en coordination avec le secteur de l’Education nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique et la direction générale de la Fonction publique a été installée en septembre dernier. Elle est chargée de « réorganiser le cursus de l’enseignement professionnel par le lancement du baccalauréat professionnel comme diplôme sanctionnant ce cursus et ce, en application des instructions du Premier ministre Noureddine Bedoui, lors de la réunion du gouvernement du 24 juillet dernier, en vue de rendre le cursus professionnel plus attractif pour les élèves et leurs parents ». Il s’est dit optimiste quant à la capacité de ce baccalauréat à former une génération maîtrisant la théorie et la pratique, notamment en matière d’intelligence artificielle. Il a assuré, à ce propos que le bac professionnel « aura le même niveau que le baccalauréat général » et concernera les élèves admis, ajoutant que ce diplôme offrira la possibilité aux lauréats de poursuivre leur cursus dans l’enseignement supérieur dans le cadre du système LMD (Licence-Master-Doctorat).