Les animateurs du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) sont inquiets de la situation générale de l’université algérienne. C’est du moins ce qu’ils ont relevé, hier, lors d’une conférence de presse tenue à Alger pour informer sur  les résultats du 5e Congrès, organisé au début du mois en cours.

Le bureau exécutif du Cnes tire ainsi la sonnette d’alarme quant à la situation « dégradée », que ce soit celle des étudiants ou des enseignants. « La situation est alarmante », s’inquiètent-ils, révélant que les budgets alloués « ont été revus à la baisse », à l’exemple de celui de la recherche et des laboratoires. Une situation face à laquelle le Cnes ne compte pas se taire. Il prévoit ainsi des actions pour redresser, dit-il, ce qui peut l’être. « Nous attendons la rencontre du Conseil national du Cnes pour décider des actions à entreprendre », a annoncé M. Azzi, coordinateur du syndicat. Ajoutant que le but du Cnes est d’ouvrir un débat sur la situation des universités. Sur un autre volet, il a souligné que l’enseignant est exclu, contrairement à ce qu’annonce le discours officiel, « de tous les programmes de logements ». « Une situation intenable », dénonce-t-il, pointant du doigt « la contradiction entre la réalité des universités et le discours de la tutelle ». Djamel Noui, chargé de l’information au bureau du Cnes, a abondé dans le même sens, reconnaissant, néanmoins que des efforts sont consentis de part et d’autre pour hisser le niveau de l’enseignement supérieur. « Il y a des dysfonctionnements criants auxquels il faut trouver des solutions urgentes », a-t-il dit. Interrogé sur les négociations avec la tutelle, il a regretté que l’implication du partenaire social « n’est au fait qu’au stade du discours », appelant « à une meilleure coordination entre la tutelle et les syndicats ». Concernant le dernier congrès, les deux conférenciers ont regretté qu’un groupe d’enseignants de la section de Constantine « non représentatifs » tente vaille que vaille de saborder le travail réalisé. « Ils ne représentent qu’eux-mêmes », dénoncent-ils avant de préciser que sur les 150 congressistes prévus, 139 ont participé à l’élection et aux ateliers. Ils ont accusé leurs détracteurs d’avoir « volé les dossiers de certaines sections du syndicat qui émet le vœu de prendre part au congrès tenu à Alger ». n