Par Milina Kouaci
Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) appelle les autorités à rendre la vaccination obligatoire pour le personnel du secteur, les étudiants ainsi que les nouveaux bacheliers afin de freiner la transmission du coronavirus. Il recommande de faire vacciner le personnel du secteur ainsi que les étudiants avant la prochaine rentrée universitaire. «L’enseignant doit présenter sa carte de vaccination pour enseigner et l’étudiant pour qu’il rejoigne sa place pédagogique, car c’est la seule solution pour rompre la chaîne de transmission de l’épidémie», plaide Abdelhafid Milat, coordinateur du Cnes.
Une piste qui n’est pas à l’étude pour l’instant, mais qui pourrait être adoptée, d’autant que le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid avait révélé, récemment, que le Comité scientifique étudie une proposition de vaccination des enseignants au cours de la prochaine année scolaire et faire de la carte de vaccination une condition pour enseigner. Une question qui devrait être tranchée par le ministère de l’Education nationale. « Si une telle obligation est instaurée dans le secteur de l’Education nationale, la même mesure sera inéluctablement élargie à celui de l’Enseignement supérieur», estime notre interlocuteur.
Le coordinateur du Cnes fait savoir qu’une campagne de vaccination a été entamée dans quelques universités, mais l’évolution de la situation sanitaire a tout chamboulé. « Le personnel du ministère de l’Enseignement supérieur s’est fait vacciné. La tutelle a instruit par la suite les chefs d’établissement universitaire de faire vacciner leur personnel. La campagne a été effectivement entamée mais arrêtée après l’instruction du ministère, dans laquelle, elle demande de sursoir à toute activité pédagogique en cours (enseignements, examens, soutenances, délibérations…) et de faire procéder à la signature à distance des P-V de sortie des enseignants. «C’est une décision judicieuse car la santé du personnel et des étudiants prime». A ses yeux, maintenir les universités et cités universitaires ouvertes aggraverait certainement la crise sanitaire.
Il fait savoir que «80% des universités ont terminé le programme» mais d’autres établissements n’ont pas délibéré ou remis les diplômes. Tout ce travail sera accompli en septembre prochain car la santé prime», ajoute notre interlocuteur.
S’agissant de l’inscription aux études universitaires, elle se fera en ligne pour les 300 000 nouveaux bacheliers. «Les préinscriptions et inscriptions définitives au titre de l’année universitaires 2021/22 débuteront demain et s’achèvent le 19 septembre prochain. Et s’il y a obligation pour un étudiant de se présenter à son établissement, un protocole sanitaire est mis en place pour limiter la propagation de la maladie», estime M. Milat.
Le début comme la fin de l’année universitaire sont exceptionnelles bien que des mesures de précaution ont été instaurées dans le protocole sanitaire contre la propagation du Coronavirus. Un protocole sanitaire strict a été mis en place l’année passée dans le cadre de la reprise en présentiel. Les établissements universitaires ont adopté l’enseignement hybride consistant en une alternance d’enseignement en mode présentiel par vagues et en mode enseignement à distance (EAD) avec l’utilisation des différents supports multimédias disponibles. <