Pris dans une guerre de légitimité sans précédent, le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), aile Abdelhafid Milat, pourtant écarté par la justice comme coordinateur national, est encore une fois revenu à la charge en annonçant la création d’une commission nationale de réconciliation et d’unité syndicale formée par des cadres et personnalités nationaux afin de donner un nouveau souffle et réactiver le Cnes, a-t-il annoncé dans un communiqué.

« A l’issue de la réunion du 25 septembre, nous avons, en réponse au respect des règles syndicales, décidé de mettre en place une commission nationale de réconciliation et d’unité syndicale», peut-on lire sur le document.
«Le travail de cette commission a commencé le 26 septembre et l’ensemble de ses membres sillonneront le pays à la rencontre de nos différentes sections syndicales et leur expliqueront les objectifs de cette commission », indique le même document.
En effet, discrédité à maintes reprises, le Cnes aile Milat, créé en décembre 2017 à Constantine, avait déposé plainte contre le Cnes, aile Azzi. La plainte a été rejetée pour non fondement.
Le Cnes, aile Azzi, est le seul accrédité par le ministère du Travail, même si son activité est gelée aux yeux de la loi, si l’on se fie aux propos du ministre de l’Enseignement supérieur Tahar Hadjar. En quête permanente de légitimité, le Cnes aile Milat avait annoncé récemment sa volonté d’initier une grève nationale des enseignants du cycle supérieur pour revendiquer de meilleures conditions socioprofessionnelles.