«En mission pour le sommet africain, je recevrai vos représentants à mon retour », a écrit le Premier ministre samedi dernier aux alentours de 17h00 en réponse au hashtag qui circulait depuis quelques jours sur les réseaux sociaux : #sos_sellal_sauvez_pharmacie, initié par des étudiants grévistes.

C’est la première fois que le Premier ministre utilise son compte tweeter pour répondre à des protestataires qui demandent son intervention. Le message du Premier ministre intervient après l’assurance du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui avait indiqué, jeudi dernier, que « la majorité des revendications des étudiants en médecine dentaire et en pharmacie ont été satisfaites ». Le ministre du secteur, Tahar Hadjar, a en outre affirmé « sa disponibilité à prendre en charge toutes les revendications pédagogiques des étudiants de ces deux spécialités relevant de ses prérogatives». En ce qui concerne la revendication conjointe et relative au reclassement des chirurgiens-dentistes et des pharmaciens de la catégorie 12 à la catégorie 16 de la Fonction publique, il a été rappelé aux étudiants que cette revendication ne relevait pas des attributions du ministère et que ce dernier avait entrepris des démarches auprès des autorités concernées à l’effet d’ouvrir ce dossier. « Deux réunions ont été tenues au niveau de la Fonction publique, les 28 décembre 2016 et 11 janvier 2017, en présence des ministères de l’Enseignement supérieur, de la Santé et des Finances sous la présidence de la Direction de la Fonction publique et de la réforme de l’Administration », indique le MESRS. Cela fait presque trois mois, que les étudiants et résidents en pharmacie sont en grève à travers l’ensemble du territoire national. Les étudiants en pharmacie dénoncent « l’absence de nouvelles spécialités et la quasi-absence de stages dans les grands laboratoires ».
Ils déplorent que la filière soit de plus en plus marginalisée dans la santé publique, et les postes de résidanat de spécialités biologiques sont attribués à d’autres filières où la formation dans ce domaine est moins importante.