PAR MILINA KOUACI
Les étudiants en chirurgie dentaire à Constantine ont déclenché, dimanche, une grève ouverte jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Selon l’Union générale des étudiants libres (Ugel), le département de pharmacie et de médecine dentaire de Constantine sombre dans la mauvaise gestion et n’a tenu aucune table ronde en dépit des sollicitations des étudiants.
Après avoir «frôlé» l’année blanche l’année dernière, suite à plusieurs mois de grève, les étudiants en pharmacie et médecine dentaire renouent avec la grève. «La situation est intenable et les étudiants sont en colère», écrit l’organisation estudiantine dans un communiqué rendu public. L’Ugel reproche au département de médecine dentaire de n’organiser aucune table ronde avec les étudiants pour qu’ils puissent exposer leurs problèmes. «Nous avons soumis trois rapports au doyen de la faculté de médecine qui n’a pas daigné nous répondre ou venir à notre rencontre pour s’enquérir de nos problèmes et examiner nos revendications», dénonce la même source.
Les étudiants avaient entamé une grève illimitée en janvier 2021 qui a duré quatre mois, rappelle l’Ugel. Un scénario qui risque de se reproduire si l’administration de la faculté ne tend pas l’oreille aux grévistes. «Le département de médecine a traversé une période difficile et les mêmes difficultés et entraves persistent en raison d’une mauvaise gestion», accusent les étudiants. Une situation qui a généré une «pression psychologique», justifiant ainsi la décision d’opter pour une grève illimitée. L’Ugel cite, entre autres, le lancement de l’année universitaire le 25 septembre et qui n’aurait pas favorisé la poursuite du programme restant afin de boucler l’année universitaire 2021-22, sachant que la promotion de la 1re année a été admise en 2e année sans avoir terminé le programme. Les étudiants dénoncent ainsi l’atermoiement pour parachever le programme de l’année 2021/22.
Hormis cet aspect, les étudiants revendiquent l’amélioration des conditions de l’enseignement. Ils évoquent, essentiellement, la non-ouverture des laboratoires, le manque d’hygiène et l’insalubrité constatés dans la faculté et une fuite de gaz dans le laboratoire de prothèse.
En cas d’aggravation de la situation, l’Ugel menace de radicaliser ses actions. Les grévistes se réservent, en effet, de «recourir à toutes les voies légales pour arracher leurs droits». <