La scolarité des étudiants de l’université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira est sérieusement perturbée.

Depuis le début de l’année, le campus a été maintes fois paralysé par des actions de protestation devenues récurrentes. Hier, ce sont les enseignants et les agents chargés de la sécurité qui ont décidé d’observer un arrêt de travail en guise de protestation contre la dégradation des conditions de sécurité au niveau du campus. Plusieurs cas d’agressions ont été déplorés ces derniers mois.
Le dernier acte qui a failli coûter la vie à un agent de sécurité, poignardé par des individus étrangers au campus, remonte au début de la semaine passée. La victime, gravement blessée, se trouve toujours à l’hôpital Mohamed-Boudiaf de Bouira. La grève enclenchée par le personnel encadrant durera trois jours. Rencontrés sur place, les protestataires ont affirmé que le mouvement de grève a été décidé pour interpeller les autorités concernées à prendre en charge le volet sécuritaire et les mesures nécessaires pour stopper ce fléau devenu inquiétant.
«C’est l’acte de violence commis sur la personne d’un chargé de la sécurité qui est à l’origine de ce mouvement suivi en masse au niveau du campus. Ce qui nous a poussés à observer une grève de trois jours pour interpeller les pouvoirs publics sur ce phénomène», a déclaré un enseignant adhérent au Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes). Pour le coordinateur local du Cnes, il est temps d’agir et stopper des agressions et dépassements au sein du campus. «Il est temps de dire basta et de réagir fermement contre de pareils dépassements, qui sont devenus monnaie courante au sein de notre université.
Les responsables de l’administration doivent nécessairement agir contre ce fléau qui gagne du terrain et qui détruit les valeurs académiques de notre université», a regretté le responsable du Cnes.
Il faut rappeler que l’université de Bouira a été le théâtre de plusieurs cas de violences opposant parfois des groupes d’étudiants.
Récemment, un doyen a même été séquestré par des étudiants membres d’une organisation estudiantine.
Le doyen s’est jeté dans le vide depuis le balcon de son bureau au deuxième étage.
L’affaire est toujours au stade de l’enquête ouverte par la Sûreté de wilaya. Le conseil de discipline de l’université avait, pour rappel, décidé l’exclusion pour deux ans de 12 étudiants accusés d’être à l’origine de cette agression perpétrée contre le responsable de faculté.