PAR NAZIM BRAHIMI
Une ambiance particulière a régné, hier, dans l’ensemble des universités du pays pour le premier samedi suivant la décision par les hautes autorités, dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus, de laisser aux responsables des établissements de prendre les mesures qu’ils jugent adéquates à la situation sanitaire de chaque établissement.
Si des universités ont pris la décision, jeudi, de suspendre les cours pédagogiques et de reporter les examens initialement prévus pour cette semaine, d’autres – comme l’université de Béjaïa où sont déplorés de nombreux cas de contaminations, selon des sources estudiantines – ont préféré débattre entre administration, enseignants et étudiant quel scénario est le plus approprié à la situation.
En début d’après-midi d’hier, il a été annoncé le gel des activités pédagogiques jusqu’au 29 janvier «avec dispositions particulières pour la faculté de médecine.
Jusqu’à hier, les universités de Constantine, Sétif, Blida, Tlemcen, Batna, Bab Ezzouar ont annoncé la suspension, pendant 10 jours, des cours pédagogiques.
L’université des sciences et des technologies Houari-Boumediène (USTHB) a indiqué, à ce titre, que «le conseil de direction de l’université, élargi à la cellule locale de suivi du déroulement de l’année universitaire 2021/2022, a examiné (jeudi) les évaluations de la situation sanitaire par les 9 facultés et décidé du report d’une semaine des examens programmés entre samedi 22 janvier et jeudi 27 janvier 2022».
La même source a souligné qu’à cet effet, l’accès au campus ne sera pas autorisé pour les deux paliers licence et master, relevant néanmoins que les doctorants pourront accéder aux laboratoires de recherche.
Déclarant placer «l’intérêt des étudiants au-dessus de toute autre considération, l’USTHB a précisé, qu’il est nécessaire de les rassurer quant à l’application de la réglementation, en particulier l’arrêté ministériel 915 du 11 août 2021 qui prévoit dans son article 11 un examen de remplacement en cas d’absence justifiée au sens de l’article 6 du même arrêté.
Pour sa part, l’université Alger 2 a indiqué, dans une note, que la session des examens entamée la semaine écoulée se poursuivra à partir du 29 janvier.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé jeudi les chefs des établissements relevant du secteur à procéder à une évaluation précise et exhaustive de la situation sanitaire au sein des établissements universitaires en vue de prendre une décision adaptée à la situation dans chaque établissement en décrétant la suspension des cours, le changement du mode d’enseignement ou le report des examens.
Dans une note adressée aux chefs d’établissement et au Directeur général de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), le ministère a invité la cellule locale chargée du suivi de l’année universitaire 2021-2022 à tenir une réunion sous la présidence du recteur de l’établissement universitaire, des directeurs des œuvres universitaires, et des représentants des partenaires sociaux en vue de procéder à une évaluation précise et exhaustive de la situation sanitaire dans l’établissement universitaire, et ce, dans le cadre de la mise en œuvre des décisions annoncées lors de la réunion extraordinaire tenue mercredi dernier sous la présidence du président de la République et consacrée à l’évaluation de la situation épidémiologique dans le pays.
La note ministérielle évoquait la suspension des cours, le changement du mode d’enseignement pour une durée déterminée de l’enseignement en présentiel à l’enseignement à distance, le report des examens pour une durée limitée ou leur reprogrammation suivant un autre calendrier adapté.
Parallèlement à ces mesures, la tutelle a mis en évidence la nécessité de «poursuivre l’opération de vaccination au sein de la communauté universitaire et d’intensifier la sensibilisation à travers l’ensemble des supports médiatiques et de communication disponibles, tout en maintenant le fonctionnement normal des instances scientifiques, pédagogiques et administratives de l’établissement universitaire, afin de préserver les intérêts des étudiants et des professeurs dont le travail doit respecter les mesures de prévention comme la distanciation, le port du masque, la désinfection et autres».