Le secteur de l’Industrie et l’université tendent à se rapprocher pour asseoir un partenariat entre les deux entités pour le bien de la recherche scientifique et le développement de l’économie nationale.
Ce rapprochement a été manifestement traduit par la signature, hier, de 8 conventions entre les universités algériennes et nombre de filières industrielles pour la création de pôles technologiques, en collaboration entre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et celui de l’Industrie.
Il s’agit, d’abord, de 5 conventions paraphées entre le groupe algérien de l’université industrielle relevant du ministère de l’Industrie et quelques universités du pays pour la création de pôles technologiques en mécanique avancée, génie pharmaceutique, transformation céréalière, mécatroniques, outre la céramique et dérivés.
Ensuite, des trois autres conventions qui concernent l’intelligence artificielle et la veille industrielle, la convention de mesure industrielle de maîtrise des mécanismes de gestion mécanique ainsi qu’une convention portant création d’un pôle spécialisé dans la gestion logistique et l’industrie.
Coprésidant la cérémonie de signatures des conventions, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdelbaki Benziane, a affirmé que la création de ces pôles technologiques avait pour objectif «valorisation de toutes les recherches universitaires et leur conversion en projets de production et de services en faveur de l’économie et de la société».
Pour sa part, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali a estimé que cette initiative était «l’un des fruits de la coopération entre le secteur de l’Industrie et celui de l’Enseignement supérieur, relevant que l’accord visait à «répondre aux exigences du secteur industriel et asseoir ainsi les fondements d’une nouvelle économie basée sur la connaissance».
La création d’un pôle technologique repose sur «une dynamique d’innovation basée sur la mise en forme d’un réseau afin de favoriser la circulation des idées, l’échange de compétences, l’accès et la pratique des nouvelles technologies au plus grand nombre d’acteurs locaux», a indiqué dimanche un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur.
Ce dernier a ajouté que la politique des pôles technologiques permet aussi de «renforcer la compétitivité de l’économie nationale et développe également la croissance et l’emploi, de même qu’elle encourage le partenariat entre les entreprises, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique et les agences ou les organismes de recherche». n