Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que « la majorité des revendications des étudiants en médecine dentaire et en pharmacie ont été satisfaites », affirmant « sa disponibilité » à prendre en charge toutes les revendications pédagogiques des étudiants des deux spécialités relevant de ses prérogatives.

Les concessions de Hadjar interviennent quelques jours après avoir qualifié le mouvement des étudiants de ne pas être « innocent » et que les grévistes sont « instrumentalisés », les appelant ainsi à la vigilance car le pays est « visé de toutes parts notamment à l’approche des échéances électorales ». Selon un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, les représentants des étudiants grévistes ont été reçus à deux reprises.
« La première en date du mardi 24 janvier avec les représentants des étudiants en chirurgie dentaire, et la seconde, le lendemain, avec ceux en pharmacie. A l’issue de ces rencontres, les plateformes de revendications ont été soumises au ministère et examinées selon l’ordre proposé par ces derniers lors de précédentes rencontres au siège du ministère », indique le communiqué du MESRS. Dans ce contexte, la plupart des revendications ont été satisfaites, ajoute la même source, précisant que pour les revendications conjointes des deux branches, en l’occurrence, celle relative au reclassement des chirurgiens-dentistes et pharmaciens de la catégorie 13 à la catégorie 16 de la Fonction publique, il a été rappelé aux étudiants que cette revendication ne relevait pas des attributions de son département, tout en les informant que le MESRS avait entrepris des démarches auprès des autorités concernées à l’effet d’ouvrir ce dossier. D’ailleurs, ajoute le communiqué, deux réunions ont été tenues au niveau de la Direction générale de la Fonction publique, les 28 décembre dernier et 11 janvier 2017, en présence des secteurs concernés (ministère de l’Enseignement supérieur, ministère de la Santé, ministère des Finances, sous la présidence de la Direction de la Fonction publique et de la réforme de l’administration). Concernant la revendication liée à l’ouverture de nouveaux domaines de stage, il a été notifié aux étudiants que les textes règlementaires existaient et permettent ainsi la conclusion de conventions dans ce sens, outre la relance de la commission pédagogique des stages internes et le recours à la simulation en tant que mesure complémentaire pour pallier le manque de stages de terrain. S’agissant de la revendication relative à la correction-type et la mise à jour du contenu des cours en le diffusant par des moyens électroniques, cette dernière sera « satisfaite sur instruction du président de la Conférence nationale des doyens des facultés de médecine, qui la transmettra à ses homologues », ajoute le communiqué. S’agissant des « revendications pédagogiques des étudiants en pharmacie, le ministère a donné son accord pour ouvrir davantage de postes de résidanat. S’agissant des spécialités conjointes, la priorité sera accordée à la filière pharmacie, sans pour autant que les filières médecine et chirurgie dentaire ne soient lésées », a ajouté la même source. Le ministère a également donné son accord concernant « la création de nouvelles spécialités », à savoir la pharmacie clinique, la pharmacie hospitalière et la pharmacie industrielle ». La tutelle a également « réaffirmé sa pleine disponibilité pour le dialogue et la concertation avec les représentants des deux filières dans le cadre du mécanisme adopté », indique le communiqué. Concernant les revendications des étudiants en chirurgie dentaire, la tutelle a affirmé « son approbation à propos de l’augmentation du nombre de postes de résidanat, outre un accompagnement des facultés qui souffrent d’un manque d’encadrement nécessaire, à l’instar de celles de Sétif, Sidi Bel Abbès et Blida. Il s’agira également de « la création de nouvelles spécialités », à savoir pédodontie et implantologie », ainsi que « le recrutement de maîtres-assistants pour combler le déficit en encadrement en organisant le plus tôt possible un concours de recrutement ». Le ministère a également accepté de « réexaminer le programme pédagogique des première et deuxième années et renforcer celui de la sixième année en matière de formation pour la filière de médecine dentaire ».