L’Association algérienne pour le développement de l’enseignement des mathématiques et des technologies de l’information (AADEMTI) a annoncé, hier à Oran, le lancement d’un nouveau projet «jeunes chercheurs lycéens en mathématiques».

Ce projet concerne des lycéens des première et deuxième années du cycle secondaire, a précisé la présidente de l’Association, Samia Mehaddene, lors d’une journée portes ouvertes sur les mathématiques, organisées au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) sous le slogan «Les mathématiques pour tous et partout». La sélection du meilleur projet de recherche des
lycéens, qui sera présidée par un jury international, aura lieu le 16 avril 2019, a-t-elle fait savoir. «Le but du projet est d’inciter les lycéens à la recherche, d’influer sur leur choix pour qu’ils fassent des études poussées dans les matières scientifiques et techniques», a-t-elle souligné, avant de préciser qu’une douzaine de wilayas du pays est concernée par ce projet – Oran, Alger, Annaba, Béjaïa, Bouira, Constantine, Chlef, Tizi Ouzou, Mila, Boumerdes, Ghardaïa et Laghouat – avec la perspective qu’il soit étendu à d’autres wilayas.
Samia Mehaddene, qui coanimait une conférence sur le nombre d’or et Fibonacci, un mathématicien italien de renommée mondiale, connu pour avoir fait ses études et découvert les maths en Algérie, à Béjaïa, et surtout pour ses notations algébriques et chiffres arabes qu’il a transmis, après un long voyage en Egypte et Syrie, aux populations européennes, a annoncé un deuxième projet, celui de la compétition «Fibonacci». Cette compétition est destinée aux Algériens, d’ici et d’ailleurs, et se tiendra en Algérie en juillet 2019 pour la sélection finale, a expliqué la présidente de l’Aademti, ajoutant qu’elle sera une opportunité pour le lancement du réseau international des professeurs coordinateurs de la compétition.
Le programme de cette compétition de mathématiques, qui sera organisée en trois langues (arabe, française et anglaise), prévoit, à l’occasion, une semaine de la culture et du patrimoine, et ce pour rapprocher les Algériens de la diaspora de leur pays natal, a-t-on indiqué de même source.