PAR MILINA KOUACI
Les enseignants contractuels de l’Education nationale n’en démordent pas. Ils devraient organiser, aujourd’hui, une action de protestation devant l’annexe du ministère de l’Education à Ruisseau à Alger. Cette catégorie, estimée à 15 000 enseignants dans les trois paliers de l’Education, reproche au ministère de l’Education nationale de la «marginaliser» et l’accuse de «camper sur sa politique de fuite en avant».
A chaque rentrée scolaire, les enseignants contractuels répondent à l’appel de la tutelle qui les sollicitent pour pallier le manque d’effectif, sachant qu’ils «ne bénéficient pas des mêmes droits qu’un enseignant titulaire».
Ces derniers demandent aux syndicats de soutenir leurs revendications et dénoncent, par ailleurs, ce qu’ils qualifient de «pratiques arbitraires» envers leur corporation, en citant le cas d’une enseignante de Souk Ahras dont la Direction de l’éducation de wilaya a résilié le contrat parce qu’elle a contracté le coronavirus.
Il y a lieu de rappeler que les contractuels réclament «une intégration directe» dans les postes vacants sans condition aucune et sans devoir passer par un concours de recrutement pour les compétences acquises des années d’expérience et d’exercice sur le terrain. D’après le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation (Sate), le ministère de tutelle devrait trancher en mars prochain l’intégration directe des enseignants dans des postes vacants de l’éducation ou annoncer l’organisation d’un concours de recrutement, afin de pallier le manque d’enseignants. Le ministère a promis de plaider en faveur des contractuels auprès du gouvernement.