Le secrétaire général du mouvement Ennahdha, Mohamed Douibi, a annoncé hier l’installation du comité chargé de la préparation du 6e congrès du parti, qui aura lieu en novembre. L’occasion de revenir sur l’actualité politique nationale. «La vie politique en Algérie reste toujours démunie de programmes pouvant répondre aux besoins du pays et des citoyens.

Beaucoup se limitent encore à se concentrer sur les personnes. Cela entrave le dynamisme sur tous les plans dans notre pays», a-t-il estimé. Avant d’installer la commission nationale du parti chargée de préparer la tenue du sixième congrès, M. Douibi a expliqué l’intérêt de la commission qui devra se pencher sur «l’actualisation et l’amélioration du programme politique de façon à ce que ce dernier réponde à plusieurs enjeux, dont la concrétisation du processus démocratique dans notre pays».
Parmi les autres enjeux, «la neutralité de l’administration, l’indépendance de l’appareil judicaire, le développement de l’agriculture, redonner sa place à la valeur du travail, libérer l’acte culturel et améliorer le système de santé ainsi que les programmes scolaires». Il a également indiqué qu’il s’agit pour la commission de passer en revue «plusieurs dossiers sur des défis d’actualité relatifs aux modalités de contribution du parti à la consécration du processus démocratique pluraliste, la réalisation du consensus politique et la cohabitation entre les différentes composantes de la scène politique, ainsi que les exigences d’un programme économique, outre certains sujets liés au volet social dont le chômage chez les jeunes, le système sanitaire et la prise en charge sociale». «Cette commission réunit notamment des dirigeants centraux et des wilayas, à l’instar des chefs de bureau de wilaya, outre les ex-présidents du Conseil consultatif, les ex-secrétaires généraux du mouvement, qui reste ouvert à tout le monde», a-t-il ajouté. Sur les questions internationales, le même responsable politique a considéré que «le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran est un service rendu avant tout à l’entité sioniste pour qu’elle reste la seule puissance nucléaire dans la région». D’autre part, à l’occasion du 45e anniversaire de la création du Front Polisario, il a réitéré «notre soutien au peuple sahraoui pour se libérer et lui permettre d’instaurer son Etat». Il s’étonne devant les manœuvres marocaines qui visent à mêler l’Algérie à une cause juste et qui se trouve actuellement devant les Nations unies. «Nous soutenons aussi la cause du peuple palestinien qui se prépare à de grandes manifestations en célébration de la journée de la Nakba», dit-il. A l’échelle régionale, il considère que l’Algérie court actuellement plusieurs risques liés aux stupéfiants, au trafic d’armes ainsi qu’au phénomène du terrorisme. Le même responsable a souligné que l’Algérie est, de ce fait, «dans son droit de prendre des dispositions à même de protéger sa sécurité, sa stabilité et l’intégrité de son territoire». M. Douibi a affiché également son étonnement de voir «les pays occidentaux œuvrer pour contrecarrer l’immigration clandestine vers leurs territoires, alors qu’ils reprochent à l’Algérie de ne pas ratifier la convention de circulation des personnes avec les autres pays».