Une demande de dérogation spéciale pour le dédouanement de sa marchandise bloquée au niveau du port d’Alger, a été adressée hier mercredi aux pouvoirs publics par le Président directeur-général (PDG) de l’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM) de Tizi-Ouzou. La demande a été formulée au wali Mahmoud Djamaa lors d’une visite qu’il a effectuée au niveau de l’entreprise à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures. «Nous vous sollicitons à intercéder auprès des pouvoirs publics pour le dédouanement de cette marchandise qui permettra d’assurer l’activité de l’entreprise durant les 2 mois à venir, mars et avril, en attendant la mise en œuvre du plan de relance décidé par les pouvoirs publics» a-t-il demandé au wali qui s’est engagé de son côté, à «transmettre la demande». La marchandise, de la matière première, d’une valeur de 400 millions de DA «a été importée en juillet 2020, avant l’entrée en vigueur de la décision d’interdiction de l’importation des kits CKD/SKD» a-t-il précisé, soulignant que «le payement des taxes douanières au tarif d’aujourd’hui, coûtera à l’entreprise, en difficultés financières, près du double de son prix d’acquisition». Pionnier de la filière électroménagère en Algérie, l’ENIEM vit, depuis quelques années, une situation financière difficile, qui a nécessité plusieurs plans de relance. Le dernier en date a été élaboré et présenté aux pouvoirs publics en décembre dernier, suite à l’arrêt technique d’activité d’un mois décidé par la direction de l’entreprise pour cause de rupture de stocks de matière première.