Les services du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme ont réalisé, au cours de l’année 2018 et du premier semestre 2019, «7 418 enquêtes sociales, dont 1 574 affaires relatives à des signalements sur des enfants en situation de détresse, outre la prise de 520 mesures au profit de l’enfant ou de la famille».

C’est ce qu’a déclaré, hier, la ministre en charge du département en ouverture d’un séminaire international sur «l’importance du signalement dans la protection de l’enfant en danger». Mme Ghania Eddalia, qui s’est exprimée, aux côtés de la déléguée nationale à la promotion de la protection de l’enfance, Meriem Cherifi, a fourni ces chiffres lors d’un plaidoyer sur la politique de l’Etat algérien qui, a-t-elle déclaré, est «déterminé à poursuivre son soutien et son accompagnement en faveur de la protection et de la promotion de l’enfance dans notre pays par la mobilisation de tous les moyens nécessaires, et à œuvrer pour un véritable partenariat avec les agences onusiennes dans le cadre de ses engagements internationaux en la matière».
L’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique de protection de la famille sont au centre des préoccupations du ministère de la Solidarité nationale, a affirmé Mme Eddalia, précisant que le réseau institutionnel en charge de la protection de l’enfance et de l’adolescence comptait 104 établissements et centres spécialisés pour enfants assistés, délinquants ou en danger.
La ministre a passé, également, en revue le travail accompli par les équipes d’intervention en milieu ouvert relevant des directions de l’action sociale et de la solidarité (Dass) des wilayas, lesquelles œuvrent en coordination avec l’Organe national pour la protection et la promotion de l’enfance (ONPPE) et les juges des mineurs, au suivi de la situation de l’enfance et la gestion, au niveau local, du mécanisme de signalement, notamment par la réception des signalements, le suivi des enquêtes sociales et la supervision de l’application des mesures au profit de l’enfant et de sa famille avec la contribution des secteurs concernés.
Pour sa part, le représentant du bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Marc Lucet, a mis en avant les mesures, procédures, mécanismes et politiques adoptés en Algérie en matière de protection de l’enfance, notamment la création de l’ONPPE qui a permis de mettre en place une cellule d’écoute et de lancer un dispositif pour la réception des signalements concernant les enfants en détresse. Aux yeux de la déléguée nationale à la promotion de la protection de l’enfance, Mme Cherifi, l’intérêt accordé par l’Algérie à l’enfance «s’est traduit dans le riche arsenal juridique» qui garantit à l’enfant une «protection judiciaire particulière dans tous les aspects de sa vie». Elle cite, à cet effet, les textes de lois et les dispositions, en vigueur depuis l’été 2015, relatifs à la protection de l’enfant conformément aux obligations internationales et régionales ratifiées par l’Algérie, plus particulièrement la Convention internationale des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1989.