Le parc de production de la SKTM (Shariket el Kahraba wa el Taket el Moutadjadida), filière du groupe public Sonelgaz, va s’enrichir de 9 nouvelles centrales hybrides. Leur réalisation a été attribuée aux cinq soumissionnaires retenus suite à un avis d’appel d’offres national ouvert, lancé en décembre 2018, par la SKTM auquel 100 entreprises se sont portées candidates.

Les soumissionnaires sélectionnés ont chacun signé le contrat de réalisation. La cérémonie s’est déroulée hier à l’institut de la Sonelgaz à Ben Aknoun (Alger) en présence du PDG du groupe Chahar Boulakhras. Pour rappel, l’avis d’appel qui s’inscrit dans le cadre du programme national des énergies renouvelables (ENR) porte sur la réalisation de neuf centrales de production d’électricité photovoltaïque d’une puissance totale de 50 MWC répartis en 5 lots. Ces nouvelles centrales hybrides seront implantées dans le Grand-Sud du pays. Elles jouxteront les centrales de turbine à gaz et de fuel existantes de In Gezzam, Djanet, Illizi, Bordj Badji Mokhtar, Adrar, Béchar et Tindouf. La production de ses centrales photovoltaïques sera intégrée au réseau du Grand-Sud et où la demande ne cesse de croître. «L’intérêt de ces nouvelles installations n’est plus à démontrer», a indiqué le P-DG lors de son intervention. Et d’arguer dans ce sens, les centrales du Grand-Sud s’approvisionnent en gazoil à partir de points de ravitaillement très éloignés, parfois à plus de 800 km, avec tout que cela comporte comme logistique pour assurer le transport du fuel et les frais engendrés. En clair, l’entrée en production des centrales photovoltaïques va réduire considérablement les rotations des camions qui transportent le fuel vers les centrales classiques». Autres avantages, «les centrales photovoltaïques vont permettre d’économiser 20 600 tonnes de gazoil par an, ce qui représente un gain pour le pays de 11 millions de dollars par an et aussi de réduire le volume produit de CO2 soit 60 000 tonnes par an», a précisé Boulakhras. Ce dernier a surtout insisté sur le fait que les nouvelles centrales hybrides vont réduire considérablement la consommation de gaz naturel. « L’intérêt consiste à maintenir nos volumes actuels à l’export de gaz naturel. C’est d’ailleurs tout à fait indiqué si l’on veut que nos recettes extérieures en devises puissent assurer les besoins d’importations du pays», a expliqué le patron de la Sonelgaz.
Interrogé par Reporters pour nous faire part du montant du projet des 9 centrales, le PDG de la SKTM, Mohamed Ali, nous a indiqué qu’il s’élève à près de 12 milliards de dinars pour un délai de réalisation de 14 mois. Notons qu’une fois opérationnelles, les centrales hybrides permettront aux agriculteurs et aux investisseurs de ces régions de se libérer du spectre du manque d’énergie électrique qui leur est indispensable pour mener à terme leur projet.
Il y a lieu de savoir enfin que la SKTM produit actuellement, à partir de ses 24 centrales photovoltaïques et une éolienne, un volume de 354,3 MW. Ainsi ce volume va monter à 400 MW à l’horizon 2020. C’est pour dire
enfin que nous sommes encore loin des 20 000MW comme fixé dans le programme de développement des EnR.