Le président du Comité algérien de l’énergie et P-DG du groupe Sonelgaz, Chaher Boulakhras, plaide pour la consolidation du partenariat énergétique méditerranéen. Pareille démarche permettrait aux pays concernés de tirer profit des opportunités d’investissements dans le secteur en Afrique, a justifié M. Boulakhras, dans une allocution qu’il a prononcée lundi lors d’une conférence organisée à Paris par l’Observatoire méditerranéen de l’énergie (OME), sur l’optimisation du marché énergétique méditerranéen et africain.
« Il est temps qu’un partenariat méditerranéen fort puisse nous donner une ouverture vers des opportunités nouvelles d’investissements et d’affaires en Afrique où il y a encore beaucoup à faire, notamment en matière d’accès à l’énergie », a fait remarquer le président du CAE, cité par un communiqué de Sonelgaz.
Le P-DG de Sonelgaz n’a pas raté l’occasion de cette conférence pour exposer aux présents les opportunités d’affaires offertes en Algérie. Il a ainsi évoqué la volonté du pays d’investir dans «une dynamique de développement basée sur une transition effective d’une économie fortement basée sur les revenus des hydrocarbures et sur la dépense publique vers une économie diversifiée et créatrice de richesses », note la même source.
Concernant les investissements dans l’électricité, l’intervenant a mis en exergue l’intérêt accordé aux énergies renouvelables, citant la réalisation de centrales conventionnelles pour, a-t-il souligné, «répondre à la demande et les perspectives d’avenir ».
La politique énergétique de l’Algérie « intègre désormais le développement des énergies renouvelables en vue de mieux préparer la transition énergétique et de s’affranchir progressivement, à moyen et long termes, des hydrocarbures », a insisté M. Boulakhras.
Soulignant que le tournant de la diversification était engagé dans « la perspective du développement durable», il a rappelé qu’un important plan national de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, visant à moyen terme la mise en service de près de 22 000 MW en énergie verte, était en cours d’exécution.
Dans le cadre de la première phase de ce programme, près de 400 MWc en solaire et éolien ont été déjà connectés au réseau national, a-t-il fait savoir, ajoutant que la deuxième phase de ce même programme sera consacrée à la réalisation de plusieurs centrales électriques solaires photovoltaïques qui sera renforcée par le programme d’hybridation de toutes les centrales diesel dont disposent le Groupe Sonelgaz et qui alimentent actuellement les réseaux isolés du grand-Sud algérien.
F. N.