Par Nadir Kadi
Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a fait savoir, hier, que l’Algérie s’entretenait avec l’Allemagne et le Canada au sujet de pistes de coopération dans le domaine des énergies renouvelables. Le responsable, qui s’est entretenu lundi avec la ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République Fédérale d’Allemagne, Mme Katja Keul, ainsi qu’avec la vice-ministre déléguée des Affaires étrangères du Canada,
Mme Cynthia Termorshizen, a en effet précisé que des voies de coopération et d’investissement entre l’Algérie et chacun de ces deux pays avaient été évoquées.
En ce sens, M. Arkab a précisé, à la suite de son entrevue avec Mme K. Keul, qu’il s’agissait aujourd’hui pour l’Allemagne et l’Algérie d’étudier «les moyens de mettre en place un partenariat stratégique entre les deux pays dans le cadre de l’échange de technologies, notamment en matière de développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène en Algérie». Ainsi, en plus de l’exploitation des énergies «classiques», pétrole et gaz, qui restent dominantes, plusieurs projets dans le domaine des énergies dites «renouvelables» ont également été évoqués par le ministre, annonçant «la réalisation, à titre d’essai, d’un projet d’hydrogène en Algérie avec des compagnies allemandes, qui sera suivi par un projet industriel pour la production de l’énergie à partir d’hydrogène». Mme Keul a indiqué, pour sa part, que la «rencontre a permis de discuter du renforcement de la coopération entre les deux pays», mettant en avant «les potentialités de l’Algérie dans le domaine de l’énergie solaire». Par ailleurs, le développement des «énergies renouvelables» a, également, été abordé lors d’une rencontre entre Mme K. Keul et le ministre de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, Benattou Ziane. L’occasion, note ce dernier, «d’aborder tous les sujets de coopération entre l’Algérie et l’Allemagne dans le domaine de la transition énergétique et des énergies renouvelables». Avant d’ajouter que «le développement de l’hydrogène vert et d’autres projets du secteur, inscrits dans le programme de coopération entre les deux pays» pourraient être prochainement réalisés sur le terrain, «nous tenons à la concrétisation de ces projets dans les prochains mois». Le responsable évoquant plus loin l’intérêt et «l’engouement des entreprises allemandes» pour les projets et appels d’offres à investisseurs pour la réalisation de centrales solaires d’une capacité totale de 1 000 MW.
Quant aux possibles partenariats dans le domaine de l’énergie entre le Canada et l’Algérie. M. Arkab a notamment évoqué des projets dans le domaine minier, entre autres, «l’exploration, la cartographie, l’exploitation et la production de substances minérales». L’exploitation des hydrocarbures, ainsi que les opportunités d’affaires et les perspectives d’investissement auraient également été évoquées. Le responsable algérien aurait dans ce cadre «présenté», selon l’APS, le contenu et les objectifs de la nouvelle loi sur les hydrocarbures pour la relance des activités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures en Algérie. <